29 décembre 2008

La gendarmerie respecte-t-elle ses missions?

Une des missions de la gendarmerie est la sécurité routière (Voir site internet de la gendarmerie), cependant celle là même refuse de fournir le moindre alcotest.

Pour le réveillon du 31 décembre, nous avons prévu avec quelques amis de faire une petite soirée qui risque d'être arrosée. Nous voulons néanmoins éviter tout risque que quelqu'un prenne le volant en ayant trop bu, nous avons donc cherché des alcotest (couremment appelés "ballon"). Les gendarmes étant adeptes du soufflage aux rond-points, c'est naturellement vers eux que nous nous sommes tournés, et là, quelle ne fut pas notre surprise quand ils ont refusé de nous donner le moindre alcotest!!!

Prévention ou répression?

Je me pose alors la question, la mission de la gendarmerie est-elle la sécurité routière, où est-elle de faire du fric? Visiblement c'est plus rentable d'être à un rond point et faire payer ceux qui conduisent en ayant trop bu que de leur fournir des alcotest afin qu'ils ne conduisent pas en ayant trop bu...

 

08 juin 2008

Tulle, 64 ans après, une ville toujours meurtrie.

9 juin 1944tulle.jpg

 Le 9 juin 1944, une division SS remontant vers les plages du débarquement a fait escale dans la ville de Tulle. En guise de représailles, les "allemands" ont arrêté 99 civils, que des hommes, en pleine force de l'âge de 17 à 42 ans. Ils furent pendus aux balcons de la ville, devant les habitants, devant leurs familles. Cette tragédie a touché nombre de familles, nombre d'amis et cette journée reste encore dans les mémoires des habitants de l'époque.

 Ce même jour, ~ 150 autres civils ont été déportés, plus d'une centaine ne reviendront jamais...

Une tragédie qui marque.

 Cette tragédie est encore bien ancrée dans les mémoires, le murmure sourd de ce massacre a fait le tour de la ville en quelques instants, tous les "anciens" se rappellent de ce jour. Aujourd'hui le devoir de mémoire s'impose.

logo-TULLE-quadri.jpg Natif de Tulle, je ne peux pas oublier les témoignages de membres de ma famille qui étaient à Tulle en ce jour et s'en rappellent encore aujourd'hui. Je n'ai pas connu cette époque mais quelques larmes qui me mouillent les yeux, aurais-je fait parti des pendus? des déportés? L'émotion et le souvenir ne doivent pas être oubliés et c'est désormais à Bernard Combes, nouveau maire de Tulle de continuer à faire vivre ce souvenir, aux instituteurs d'impliquer les élèves pour que les nouvelles générations n'oublient pas et fassent perdurer ce souvenir.

10 juin 1944 

 Pour ne pas faire les choses à moitié, la même division SS a récidivé le lendemain à Oradour sur Glane, le village a totalement été détruit, les habitants ont été brulés vifs enfermés dans l'église du village.

 

Nous ne devons jamais revivre ça, personne ne doit revivre ça, n'oublions pas l'histoire.

L'histoire nous apprend beaucoup de choses, connaissons l'histoire pour en apprendre ses enseignements.

24 mai 2008

Lettre d'une prof en colère

Parue dans le Parisien cette intéressante analyse d'une jeune prof, qui remet quelques pendules à l'heure.


1580933568.jpgJe suis un professeur d'histoire-géographie de 30 ans, enseignant dans un lycée d'Indre-et-Loire, non syndiqué et qui a fait grève pour la première fois de sa carrière cette année. Nous ne travaillons - comme vous le savez si bien maintenant chers lecteurs - « que » 18 heures par semaine devant les élèves, et ce, depuis 1950. Or ce temps fut conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heure chez lui pour une heure devant les élèves afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline.

Cela fait 18 fois 2,5 soit 45 heures hebdomadaires. Je suppose, qu'intérieurement, vous vous dites: « vous avez les vacances pour compenser ».

Ces chères vacances qui font de nous des privilégiés ! Certes, il est vrai que nous avons 10 jours en février, 10 jours en avril, 10 jours à Noël, 5 jours aux vacances de la Toussaint (en réalité 8 jours mais nous travaillons 3 jours de plus en juillet pour compenser), cela fait 35 jours de congés payés. Aujourd'hui avec les 4 semaines de congés payés et les RTT, beaucoup de salariés ont autant de congés si ce n'est plus ! Or, nous, enseignants, pendant ces 35 jours de congés payés, souvent, nous corrigeons nos copies ou préparons nos cours. Vous répondrez: « oui mais vous avez 2 mois en été ». Ces fameux deux mois d'été, il faut le savoir, ne nous sont pas payés : notre grille de salaire fut fixée en 1850 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau BAC+3, mais à cette grille, il nous a été retiré 2 mois de salaire, puis le résultat fut divisé par 12 (afin de recevoir un salaire chaque mois).

Pensiez-vous vraiment que l'on nous payait à rien faire durant deux mois ? Non ! En résumé nous travaillons 45 heures par semaine, payés environ 1660 euros par mois, avec 35 jours de congés payés. Les événements de ces derniers jours, voire de ces derniers mois m'ulcèrent. Certains politiques détournent le débat sur le service minimum à l'école, pour s'attirer la sympathie des parents d'élèves qui, eux, travaillent toute la journée. Pensez-vous vraiment, chers lecteurs, que le service minimum soit au centre de nos revendications ? Bien sûr que non ! Le seul aléa, c'est que nos « vraies » revendications sont tues, étouffées avant qu'elles ne vous parviennent. D'où cette lettre, qui, je l'espère, arrivera jusqu'à tous les parents d'élèves.

52 heures par semaine et classes de 40 élèves

Premièrement, notre principale revendication c'est la lutte contre la suppression des postes, certes, la « quantité ne fait pas la qualité », mais dans mon établissement, nous avons perdu 2 postes de professeur d'histoire-géographie en 2 ans, alors que la perte d'effectifs ne s'élève qu'à 40 élèves. Pourquoi ces suppressions de postes générales à tous les disciplines et à tous les établissements ? Il s'agit de répartir les heures entre les professeurs restants afin qu'ils fassent 21 heures ou 22 heures de présence devant les élèves, soit plus de 52 heures de travail hebdomadaire ! Qui pourrait tolérer cela ?

Une autre solution serait d'augmenter les effectifs de chaque classe, les classes à 40 élèves deviendront monnaie courante. J'ai donc une proposition à faire à tous les enseignants qui liront ce courrier. Etant donné que nous ne sommes pas rémunérés pour les mois de juillet et août, ne faisons rien, pas de préparation de cours ni de renouvellement de nos connaissances durant l'été. Ensuite, pendant nos « petites vacances » qui sont nos congés payés communs à tous les salariés, reposons-nous: pas de copies ni de cours à préparer. Et surtout, à partir du mois de septembre, travaillons réellement 35 heures par semaines.

Personnellement, je suis prête à fournir au ministre de l'éducation mon emploi du temps semaine par semaine indiquant mes 35 heures de travail réalisées, préparation des cours et corrections de copies inclus. Mais je tiens à vous prévenir que si les enseignants travaillaient réellement « que » 35 heures par semaine, les cours ne seraient pas toujours prêts à temps, les copies seraient rendues très longtemps après les devoirs (un paquet de lycée c'est 4 heures de correction, actuellement je corrige 20 h toutes les 2 à 3 semaines), les brevets blancs et bacs blancs seraient moins nombreux, etc.

Vers le système anglo-saxon

Vous allez répondre que l'on contribuera dès lors à détériorer notre système éducatif déjà si mal en point ! Notre système n'est pas si mal en point que l'on veut vous faire croire. Les professeurs de vos enfants sont parmi les mieux formés du monde, les concours du CAPES et de l'agrégation sont parmi les plus difficiles à réussir. Mais le ministre de l'éducation veut remplacer ces professeurs compétents qu'il faut rémunérer à leur juste valeur (minimum BAC + 3) par des intérimaires, des vacataires sans diplômes et moins bien payés. Il veut copier le système anglo-saxon, où un professeur enseigne plusieurs disciplines avec pour seules compétences son niveau BAC !

Après tout, à quoi cela sert-il qu'un prof de langue étudie 3 à 4 ans à l'université une langue étrangère, se rende dans ce pays pour se familiariser avec le mode de vie et dispense ensuite son savoir aux élèves alors qu'en Angleterre avoir appris l'espagnol au lycée suffit à avoir les compétences pour l'enseigner. On vous parle sans cesse « d'échec scolaire », mais ce « pseudo échec scolaire » n'est pas le fait des enseignants, au contraire ces derniers limitent « la casse ». Je m'explique: le gouvernement souhaite absolument que 80% d'une classe d'âge obtiennent le BAC. Tans pis si un élève de 3ème rêve d'être plombier. Les recommandations données et « imposées » aux professeurs principaux de 3ème sont claires, il faut faire passer en 2nde générale et technologique. Les places en BEP ou CAP sont d'ailleurs peu nombreuses et seuls les meilleurs élèves sont acceptés. Les autres vont en 2nde, quitte à échouer après. Les enseignants rencontrent les parents, expliquent les différentes voies empruntables par les élèves qui ne souhaitent pas aller au lycée, mais le discours est tellement bien formaté et martelé que chacun imagine la voie professionnelle comme un échec. D'autre part, les établissements ont des « quotas » de redoublants à ne pas dépasser. Tans pis si un élève aurait pu consolider des acquis fragiles en redoublant (car redoubler c'est une 2nde chance, ce n'est pas une sanction).

« Nous passons pour des bouffons »

A cela s'ajoute le manque de sanction. Combien de parents n'ont-ils pas entendu leurs enfants raconter qu'ils n'ont pas pu avancer dans tel ou tel cours car certains élèves faisaient « le bordel » ? Or, un enseignant peut difficilement exclure un élève de cours sous peine d'être déconsidéré par sa hiérarchie, des exercices supplémentaires peuvent être donnés mais s'ils ne sont pas réalisés, que faire ? Coller ? Oui, c'est une solution mais dans de nombreux établissements il n'y a pas assez de personnels ou d'heures rémunérées pour surveiller les colles du mercredi.

Exclure ? Pourquoi pas ? Mais les chefs d'établissements y sont souvent réfractaires car l'exclusion définitive les met en situation d'échec vis-à-vis du rectorat. Nous faisons grève pour nous faire entendre mais nous apparaissons comme des « bouffons » dont on se joue. Nous ne bloquons aucune production, nous ne prenons pas de voyageurs en otage, nous ne bloquons pas les routes et, de ce fait, le gouvernement a raison de rigoler et d'attendre que l'on ait fini nos « petites manifs ». Maintenant il y a toujours la solution de « bloquer » la production, notre production étant pour nous l'éducation et le savoir. Rien n'est plus facile que de faire grève durant les épreuves du BAC et brevet, ou pire encore, travailler 35 heures par semaine, car à partir de ce moment il n'est pas dit que vos enfants aient acquis toutes les compétences nécessaires à la réussite de leurs examens, étant donner que pour faire que 35 h nous devront donner des QCM à la place des compositions, que nous ne pourrons plus préparer d'examens blancs, car trop longs à corriger. Si tel était le cas nous serions très loin d'atteindre 80 % de réussite au BAC ! Peut être que le gouvernement attend de constater qu'avec ses réformes imposées et contre-productives, la cuvée 2009 du BAC ne représentera que 50 % des candidats.

Chers lecteurs, j'espère que ce courrier vous permettra de vous forger votre propre opinion, tout en vous détachant du bourrage de crâne gouvernemental et médiatique qui ne tend qu'à masquer la réalité des problèmes et revendications. Rien ne vous empêche d'aller interroger directement les professeurs de vos enfants, ils sauront vous renseigner sur la réalité du système éducatif français. Je terminerai en précisant que jamais en classe nous ne critiquons tel ou tel corps de métier, alors je ne comprends pas pourquoi certains élèves arrivent en classe avec un discours méprisant envers les enseignants, discours véhiculé par les parents alors que ces derniers ne savent rien de la réalité de nos conditions de travail.

Elisabeth, Tours
 

24 avril 2008

Coupable d'être malade

1375386858.JPG Bonne nouvelle, l'assurance maladie va faire des économies, les lunettes et autres lentilles ne seront plus remboursées. Les contribuables vont enfin savoir à quoi leur argent ne sert pas !! Depuis la création de la sécurité sociale, les lunettes étaient en (petite) partie remboursées. 60 années balayées d'un coup...

Tel Attila, où la droite passe la santé trépasse.

 Aujourd'hui, 50% des français portent des lunettes, sont donc atteints de maladies telles la myopie, l'hypermetropie, l'astigmatisme, ... Aujourd'hui, se sera donc la moitié des français qui n'auront plus le moindre remboursement pour leur maladie.

 Imaginons que dans les prochains jours soit découvert un remède qui guérit le cancer ou le SIDA, la révolution qu'une telle découverte entraineraît. Bien entendu les traitements seraient remboursés par la sécurité sociale (ou par les taxes sur les cigarettes dont les ventes repartiraient de fait à la hausse). Imaginons-nous maintenant dans 60 ans au cours du 3e mandat de jean Sarkozy à la tête du pays et là le gouvernement conservateur et rétrograde prend la décision de dérembourser les médicaments contre le cancer ou le SIDA, quelle serait la réaction du peuple?

 Des maladies dont on a le remède et qu'on ne soigne plus, c'est bien la preuve que la santé ne doit être l'apanage que de ceux qui peuvent s'en payer une bonne. Ne nous dirigeons pas vers une société dans laquelle la maladie permettrait une "sélection naturelle", battons-nous ensemble pour vivre ensemble, pour réussir ensemble.

Le trou de la sécu.

 Chaque année reviennent les discours misérabilistes lorsque le "déficit de l'assurance maladie" est publié. Il faudrait donc faire des économies sous prétexte que la sécu est en déficit. Qui paye l'assurance maladie? Les cotisations sociales. Qui paye les cotisations sociales? Chacun d'entre nous par nos impôts, particuliers comme entreprises. 

 Pour rappel, le trou de la sécu est de 10 à 15 G€ par an depuis que la droite est revenue au pouvoir en 2002. Pour rappel également, les exonérations de cotisations sociales pour les entreprises dépassent les 15G€, les exonérations du paquet fiscal mesure phare de l'ère Sarkozy représentent 16G€. Pour rappel encore, en exonérant d'impôts des personnes ou des entreprises, l'état s'engage à compenser les cadeaux qu'il fait. Donc pour rappel, le trou de la sécu n'est qu'une excuse à ceux qui veulent la mort de l'assurance maladie pour pouvoir l'achever. "Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage !!"

 Et bien entendu sans sécu c'est la fête des assurances privées et des personnes qui ont les moyens de se les payer. Seuls ceux qui auront les moyens de se payer une bonne santé seront en bonne santé. C'est ça la politique de la droite...

17 janvier 2008

Vous avez dit deux vitesses?

 On parle souvent d’une école à deux vitesses, mais les choix politiques de notre gouvernement, en la matière, sont tragiques.

L'école primaire

 Le début de la scolarité, l’éveil des enfants est peut-être la période la plus importante. Apprendre à compter, à lire et à écrire, les bases que chacun doit avoir pour comprendre le monde le monde et s’en sortir.

 Cependant, malgré la hausse démographique dans cette classe d’age, chaque année, les postes aux concours du premier degré sont en baisse : 25% de postes de professeurs des écoles en moins depuis 2004. Du coup le gouvernement annonce une baisse du volume horaire dans le primaire.

 De plus, depuis quelques années (Allègre) il ne faut plus donner de devoirs le soir à la maison pour ne pas traumatiser nos chères têtes blondes, ce qui ne leur donne ni autonomie, ni possibilité de rattraper un éventuel retard de compréhension (et avec des heures en moins, les inégalités vont exploser). Dès lors, la sélection se fait, les enfants que les parents suivent régulièrement et font travailler auront plus de chance de réussite que les autres.

L’enseignement secondaire

 La période de l’affirmation de soi, la période pendant laquelle on se forge une personnalité, la période où les bases acquises servent à acquérir une culture générale et à se choisir une voie.

 Comme pour le premier degré, le gouvernement sacrifie le second degré, 40% de baisse des postes aux CAPES depuis 2004 sous prétexte d’une baisse démographique. Rappelons que le nombre d’élèves augmente dans le primaire !!!

 Le nombre d’élèves augmente, le nombre de profs diminue du coup, pour l’année prochaine, les chefs d’établissement voient leur quota d’heures supplémentaires exploser. On soumet ainsi l’éducation à la rentabilité. Les heures supplémentaires coûtant moins cher qu’un recrutement, on sacrifie la qualité de l’enseignement sur l’autel du libéralisme. Un prof qui fait 24h sera encore plus stressé, encore plus fatigué, encore plus surchargé de travail qu’un prof qui fait 18h et sera donc encore moins efficace.

 Les élèves dont les parents pourront payer des cours particuliers, ne seront donc pas en échec et les inégalités continueront à augmenter à l’école de la République.

 Notre retard est d’un an, sur la Finlande, dans les disciplines scientifiques ne cessera de s’accentuer. (Petit rappel : en Finlande 14 élèves par classe et en France 30-35)

L’enseignement supérieur

 Les inégalités sociales y sont le plus nombreuses, étudiants salariés pour financer leurs études, inégalités d’encadrement entre les universités et les classes prépa où grandes écoles. L’enseignement supérieur est sans moyens, sans encadrement, sans une allocation d’autonomie, la scie qui coupe les câbles de l’ascenseur social.

 

 Si on ne réagit pas au plus vite, l’enseignement moribond, pilier de la république tout de même, finira par mourir. Ce formidable outil d’élévation des consciences qu’est l’école publique, laïque et gratuite est sur le point de disparaître. L’école est le premier outil pour gommer les inégalités, nous partons tous avec les mêmes chances face à elle, ne la sacrifions pas, battons-nous pour la sauvegarder.

08 janvier 2008

Suppression des 35h et possible mariage

"Je tue les acquis sociaux, mais vous vous en foutez vu que je vais me marier avec Carla !!" 

 

Sarkozy a annoncé qu'il souhaitait la fin des 35h et a évoqué un possible mariage.

Suis-je le seul à trouver ça cynique et scandaleux? Article court comme la morale politique de notre président. 

04 janvier 2008

Arrêter la clope

Le tabac c'est plus tabou !!

 Le tabac a longtemps était considéré comme une source de recettes pour l'état très importante, vu le niveau de taxation du tabac. Aujourd'hui, les études rendent compte que bien au contraire, les méfaits du tabac coûtent plus cher à l'état en dépenses de santé que ne lui rapportent les taxes. L'augmentation régulière des prix du tabac vise donc à dissuader les fumeurs de fumer.

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Liberté bafouée?

 Depuis le 1e janvier 2008, il est désormais interdit de fumer dans les bars, restaurants et boites de nuit. De nombreuses voix se font entendre pour dénoncer cette mesure liberticide, qui prive les fumeurs de leur droit à fumer en paix. 160 députés et un ministre (André Santini) se joignent à cette grogne. Regardons donc de plus près l'objet de la fronde.

 Le tabac tue aujourd'hui en France plusieurs dizaines de milliers de fumeurs, cancers en tout genre mais essentiellement des poumons, de la bouche et de la gorge. Plusieurs milliers de personnes meurent chaque année en France du tabagisme passif, ils profitent des méfaits du tabac sans jamais y avoir touché. J'accuse donc ici tous les fumeurs qui fument en compagnie de non-fumeurs de meurtre!!

80ab92412929c14116e119607a71a7c3.jpg Fumer dans un restaurant, un bar ou une discothèque, c'est fumer dans un lieu qui accueille du public donc forcément des fumeurs et des non-fumeurs. Les non-fumeurs râlent, ils ne sont pas suicidaires et ne veulent pas se faire enfumer, logique, mais ils viennent quand même pour profiter de la convivialité de ces lieux de vie, tant mise en avant par ceux qui veulent garder les bars fumeurs.

Une convivialité accentuée

 Avec la nouvelle loi, les accusations de vouloir tuer la convivialité sont nombreuses, mais que va-t-il se passer ? A minima, les fumeurs vont râler mais au final ils viendront quand même pour profiter de la convivialité de ces lieux de vie !! Mais aussi, le problème du tabagisme passif va aussi diminuer, parmi les employés et les personnes qui fréquentent ces établissements, un nouveau point positif. Mais encore, peut être que des personnes qui fumaient beaucoup dans ces lieux, fumeront moins voire plus du tout, ce qui fera du bien à leur propre santé et qui augmentera leur pouvoir d’achat.

 Je finirai en répondant à ceux qui se sentent privés de liberté, que « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres », en fumant à côté d’un non fumeur, on le prive de sa liberté de choisir de vivre en bonne santé. Et dernière anecdote pour avoir fréquenté un de ces lieux avant et après la loi, le changement est notable, fini le nez et les yeux qui piquent, tout comme les vêtement qui puent la clope.

 En conclusion, je vais faire quelque chose que je n’ai pas l’habitude de faire, je veux féliciter ce gouvernement qui, sur cette loi, n’a pas cédé aux lobbys. Cette loi est une question de santé publique et elle devrait transcender tous les courants politiques, mais aussi les fumeurs et non-fumeurs.

 

27 décembre 2007

L'inhumanité humaine n'a pas de limite

Bénazir Bhutto assassinée

6a17bf2acca432bf8d11ea18abe9305b.jpg Aujourd’hui la barbarie humaine s’est, une fois de plus exprimée. A la fin d’un meeting en vue des élections législatives au Pakistan, un kamikaze a tiré en direction de l’ex Premier ministre et première femme à avoir occupé ces fonctions dans un pays musulman, Bénazir Bhutto. Il ne le sait pas mais son expédition a réussi, le symbole Bénazir Bhutto n’est plus.

 Deux fois Premier ministre, deux fois démise pour des prétextes fallacieux de corruption, elle a du fuir le Pakistan pendant plusieurs années avant d’être « amnistiée » par l’actuel président Musharraf dans le but d’une « réconciliation nationale ». Elle rentre au Pakistan au mois d’octobre où un attentat suicide a déjà failli lui coûter la vie, puis Musharraf déclare l’état d’urgence et Bénazir Bhutto fervente opposante à la restriction des libertés est assignée à résidence.

Le Parti du Peuple Pakistanais.

 A deux semaines des élections, le PPP tenait aujourd’hui un meeting auquel participait donc Bénazir Bhutto. Elle qui répétait sans cesse que la lutte contre les terroristes intégristes était une priorité, aura donc payé de sa vie pour le combat qu’elle a mené. La dictature des « extrémistes » est un fléau qui imprègne le Pakistan et ce combat ne doit pas s’arrêter avec Bénazir Bhutto. Le PPP, qui soit dit en passant est membre de l’internationale socialiste, ne doit pas cesser de combat pour la liberté de chacun.

 Le Pakistan a perdu une grande dame, la race humaine a perdu un peu plus de son humanité. Chaque jour qui passe, nous avons des exemples qui nous montrent que notre devoir est de mener cette bataille culturelle par laquelle le respect et la tolérance ne pourront qu’arriver.

29 novembre 2007

Fonctionnaire, c'est quoi?

D'accord ils font grève, d'accord on les considère comme des feignasses mais un fonctionnaire c'est quoi ?
Réponse :

Une infirmière (Celle qui vous fera votre toilette quand vous serez incontinent et plus, privé de couches culottes)
Un Soldat (Celui qui mettra sa vie en jeu pour défendre vos choix politiques privés)
Un policier (Celui qui vous protégera contre les « sauvageons » qui viennent abîmer les jolies voitures privées)
Un conducteur de TGV (Celui qui vous emmène dans votre villégiature privée pour pas très cher et sans danger)
Un agent des impôts (Celui qui fait fonctionner l'Etat grâce à cet argent que le privé a tant de mal à gagner)
Un facteur (Celui qui amène chez vous au bout de la France les colis privés des cadeaux de noël de papy mamy)
Un prof (Celui qui vous permet d'apprendre gratuitement ce que vous mettrez en pratique dans le privé)
Une institutrice (Celle qui mouche vos chers bambins privés et reçoit les insultes publiques)
Un juge (Celui qui gérera votre divorce privé)
Un pompier (Celui pour qui la devise est « sauver ou périr » et qui périra pour sauver votre vie privée et votre maison privée perdue en plein maquis avec un branchement et un kwh EDF au même prix)
Un agent de la sécu (Celui qui se fera chier dans un bureau pour vous rembourser vos tranquillisants privés)
Un agent des Assedic (Celui qui fera avancer votre dossier de chômage quand le privé vous aura foutu dehors)
Un technicien EDF (Celui qui remettra le courant pour que vous regardiez vos DVD privés après la tempête)
Une sage femme (Celle qui ne se prive pas de galérer pour faire naître vos futurs cadres privés)
Un directeur d'hôpital (Celui qui se bat pour soigner gratuitement votre surmenage privé) avec son personnel hospitalier Un conducteur de metro (Celui qui vous conduit au tarif le moins cher d'Europe dans vos boulots privés)
Encore le métro (Celui qui vous emmène 365 jours par an à vos soirées privées et vous ramène même quand vous êtes bourrés)
L'organisateur de la fête de la musique (Le con qui organise votre petite soirée sympa du 21 juin)

Et bien sûr, tous les sans grades , qui ramassent vos ordures, nettoient les parcs, améliorent les forêts, recherchent de nouvelles technologies, transportent votre nourriture la nuit quand vous dormez (encore le train), font tourner les centrales électriques, aiguillent les avions, organisent les élections, donnent à manger dans les cantines scolaires, plantent des fleurs dans les villes, font des émissions de télé, vous donne la météo (aux avions privés et aussi et surtout aux marins privés !! )

.......Alors maudissez les, injuriez les, rejetez les !!!! Mais quand du service public, vous serez privé.....alors là, vous pleurerez !!......

 (Reçu par mail, merci Emilie)

13 novembre 2007

Les universités à feu et à sang

 Les Universités vont exploser au rythme où c'est parti, assemblées générales démocratiques pas démocratiques, votes à main levée, à bulletin secret, insultes, ... ça ne doit pas durer. 

La loi Pecresse

 Je ne vais pas parler beaucoup de la loi Pecresse fixant l'autonomie des Universités, elle a été négociée cet été hors periode scolaire. L'UNEF a négocié quelques non-reculs comme la non-selection à l'entrée de l'Université ou en M1 où les frais d'inscription fixés nationalement, elle a aussi négocié des chantiers pour améliorer les conditions de vie, d'études et de réussite pour tous les étudiants. Cependant cette loi non accompagnée de moyens est univerciticide:

exemple de l'Université Montpellier 2
Université moyenne d'environ 13000 étudiants, 60000m² de bâtiments datant de la fin des années 60, début 70 en mauvais état. Le coût de la rénovation est 5000€/m² ce qui nous fait 300 millions d'euros pour une seule université. Quand on multiplie par une centaine d'Universités on pourrait arrondir à 20 milliards d'euros rien que pour la rénovation des universités. 

 Je ne compte pas la rémunération des enseignants et des personnels, les titulaires coûtent chers, les vacataires et autres contractuels coûtent bien moins chers, je vous laisse deviner la suite!!!

 Donc si on fait le compte, Valérie Pecresse a annoncé 1 milliard d'euros pour les universités mais les chantiers ne sont pas lancés, on peut ainsi faire quelques économies.

Comment faire pour qu'un mouvement se passe bien malgré deux camps antagonistes?

 Tout d'abord, je voudrais dire bravo à la droite qui a réussi à imposer ses valeurs, les conflits ne sont pas sur le fond de la réforme mais sur les modes d'action, elle a réussi à masquer les causes de la grogne. La division progresse, les "camps" sont montés les uns contre les autres, la droite a réussi à monter les étudiants les uns contre les autres, comme elle le fait avec les usagers et les cheminots, ou sur les retraites entre les retraités et les actifs, ... Ca me désole de voir que nous (la gauche) sommes en train de perdre la bataille culturelle.

 Explication, pour que tous puissions vivre ensemble, il faut éviter qu'il puisse y avoir discussion autour des modalités. Les exemples de Rennes 2, Lille 3 et Paris X - Nanterre sont symptomatiques à mon avis.
 Tout d'abord Rennes 2, l'assemblée générale du matin vote le blocage de l'Université, le vote à bulletin secret organisé par la présidence l'après-midi vote contre le blocage. Lequel est légitime? Pourquoi? Ma réponse serait "les deux", je ne sais pas ce qu'il s'est passé aujourd'hui à Rennes mais pour ma part, face à cette situation intolérable, une nouvelle AG doit avoir lieu qui validera un des 2 votes.
 Ensuite Lille 3, un vote a bulletin secret a voté le blocage sine die, non prévu par les organisateurs.
 Enfin Paris X-Nanterre où une AG, au cours de laquelle le décompte a été fait par des pro et anti blocage a voté le blocage. Cependant, ce matin nombre d'étudiants bloqués ont protesté pour aller en cours et applaudi aux charges des CRS.

 Les violences policières ne peuvent pas être légitimées, le service public ne peut pas être au service de la violence envers la démocratie étudiante. Les forces de l'ordre sont là pour maintenir l'ordre et non pour créer le désordre. Lorsque l'ordre est injuste il faut aussi savoir l'ignorer.

 Le danger de monter les étudiants les uns contre les autres et de tomber dans les travers du corporatisme, où comme à Nanterre certains étudiants souhaitent des votes de filières. En tant que corrézien d'origine et de coeur, mon président de la république serait une présidente si nous avions fait un vote géographique, ce n'est pas pour autant que je suis séparatiste !!

 


Etudiants : confusion à Nanterre

 Aller à l'encontre des assemblées générales des étudiants est le meilleur moyen pour les monter les uns contre les autres. On montre ainsi le mépris de la démocratie étudiante et on hystérise les étudiants quels que soient leur sensibilité.

En tant que démocrate, attaché à la démocratie étudiante, j'appelle tous les étudiants qui ont un avis à donner à le donner dans les AG et ceux qui n'en ont pas à s'en faire un en allant dans les AG. En respectant les AG, on respecte les étudiants et on calme ainsi les tensions. La majorité aura le dernier mot, c'est en argumentant qu'on devient majoritaire.

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