26 octobre 2008

Quelle réforme de la formation des enseignants ?

Depuis quelques semaines, le gouvernement et son chef, Nicolas Sarkozy communiquent énormément sur la revalorisation du métier d’enseignant et sur la « réforme » des concours permettant d’y arriver. D’ores et déjà, plusieurs annoncent ont été faites, notamment la « masterisation » des formations d’enseignants, en repoussant les concours de recrutement à la fin d’un master 2. Selon les annonces, la formation des professeurs des écoles (PE) ne devrait pas être modifiée en profondeur (elle sera un peu occultée par la suite) mais celle des enseignants de collèges et lycées (PLC) et de lycées professionnels va être bouleversée.


Le système actuel.


Aujourd’hui, la formation des professeurs des écoles, collèges et lycées est dispensée par les IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres). Elle est découpée en deux ans après la licence.


La première année qui est la préparation au concours (CAPES, CAPLP, …) permet aux candidats d’obtenir un « bon » niveau disciplinaire afin de maîtriser leur discipline pour l’exercice de leur futur métier, très souvent dispensée par des universitaires. Cependant cette première année reste très éloignée des réalités du terrain, les formations didactiques, pédagogiques ou sur l’Ecole en général ne sont que trop peu présentes dans la formation car trop peu évaluées dans les concours. Le contact avec les élèves se limite en cette première année à un stage de pratique accompagnée dans la classe d’un professeur titulaire d’une durée d’une semaine en général.


La deuxième année, dont l’unique prérequis est le concours (CAPES, CAPLP, Agrégation, …) est organisée en deux parties, durant cette deuxième année, les titulaires des concours de l’enseignement ont le statut de fonctionnaire stagiaire et sont donc rémunérés en conséquence. La première partie de cette deuxième année est un stage en responsabilité, le jeune enseignant doit effectuer un service de 6 à 8 heures hebdomadaires dans un établissement, il est un d’enseignant à part entière mais est en étroite relation avec un tuteur. Il faut noter que le volume horaire en responsabilité a augmenté de 2h à la rentrée 2007 soit environ 33%. La deuxième partie de la formation se déroule dans les IUFM, on y retrouve une formation didactique, épistémologique et historique de la matière enseignée, on y retrouve aussi une formation didactique générale interdisciplinaire, une série de formations sur l’Education Nationale et son fonctionnement ; on retrouve surtout cette année là une formation d’ « apprentissage professionnel », qui essaie de se coller au plus près des problèmes rencontrés par les stagiaires au cours de leurs séances, de revenir sur ce qui a fonctionné ou non, … Il existe aussi un stage de pratique accompagnée cette année là, un peu plus long (36h réparties sur 2 mois environ). La deuxième année est l’occasion de suivre « ses » élèves pendant un an et de profiter de l’expérience d’autres enseignants.


Révolution pédagogique ?


Le nouveau système, qui rentrera en application dès la rentrée 2009, nous est présenté comme révolutionnaire pour la formation des enseignants. Les nouveaux concours pour les PLC, PE, PLP, CPE, (…) ne se dérouleront plus l’année après la licence, qui était jusqu’ici le seul prérequis pour pouvoir s’y inscrire mais l’année du M2 (Master 2, bac+5), le nouveau prérequis sera donc un M1 (bac+4), la réussite au concours étant elle même subordonnée à l’obtention du Master. Le statut de fonctionnaire stagiaire disparaîtrait, il ne serait donc plus question pour un étudiant dans l’année du bac+5 de prendre en charge des élèves.

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Ce système révolutionnaire, va permettre de former des enseignants qui, le jour de leur première rentrée, n’auront non seulement jamais eu la responsabilité d’élèves mais ils n’auront pas non plus l’accompagnement théorique nécessaire lors des premières années de pratique.
C’est cependant une révolution économique, les actuels fonctionnaires stagiaires touchent un salaire que ne toucheront plus les futurs M2. L’Etat va donc économiser 1350€*12mois*24000stagiaires soit environ 400 millions d’euros. Une fois de plus, notre gouvernement ne fait pas le choix de la révolution pédagogique mais fait bien le choix du moindre coût.


Des pistes à explorer, des propositions que nous faisons.


Cette réforme qui est loin d’être idéale pose tout de même des questions fondamentales sur l’avenir de la formation des enseignants.
La première est celle de l’agrégation, l’agrégation est un concours de l’enseignement qui n’est accessible qu’avec un bac+4, c’est un concours qui forme une catégorie de « super-profs », dont le salaire est supérieur à celui d’un certifié (ayant obtenu le CAPES), alors que le volume horaire est près de 20% inférieur (15h contre 18h), une sorte de « travailler moins pour gagner plus ». Dans le nouveau système, avec le CAPES à bac+5, l’agrégation n’aurait plus lieu d’être. La proposition que nous faisons est donc de supprimer l’agrégation, concours dont les lauréats suivent exactement la même formation professionnelle que les lauréats des autres concours.
La deuxième idée lancée par cette réforme est celle de la revalorisation du métier d’enseignant par la « masterisation » de sa formation. Actuellement, comme on peut le voir sur le schéma ci-dessus, la formation dure déjà 5 ans, depuis l’an dernier les IUFM sont intégrés aux universités, ils ont donc la capacité de délivrer des masters. Nous proposons donc que la formation des enseignants soit « masterisée », mais pas n’importe comment :


- Par la création d’un master professionnel « Métiers de l’éducation », le master professionnel généraliste sera basé d’abord sur la formation de l’enseignant et non prioritairement sur la formation d’un enseignant de telle ou telle discipline. Les candidats aux concours ont précédemment obtenu une licence, preuve qu’ils ont déjà acquis un niveau disciplinaire non négligeable au vu de la méconnaissance générale de l’Education Nationale et des techniques d’enseignement.


- La première année serait à dominante disciplinaire, dans laquelle serait intégrée dans une plus grande proportion qu’actuellement : des formations didactiques, sur le métier d’enseignant, des stages d’observations plus fréquents, … L’accès à la deuxième année se ferait par l’obtention du concours.


- La deuxième année serait conçue autour de trois objectifs, le premier un stage en responsabilité dans un établissement ne dépassant pas 6h hebdomadaire (le stage doit rester une formation et non une variable d’ajustement pour compenser les suppressions de postes), l’étudiant aurait le double statut étudiant/fonctionnaire stagiaire et la rémunération qui lui est due. Le deuxième serait un cycle de formations dispensé par des enseignants à la connaissance du terrain vérifiée. Ces formations doivent être disciplinaires, transversales, didactiques, historiques, (…) mais surtout elles doivent être efficaces. Le reproche qui est souvent fait aux IUFM est le manque de connaissance de la réalité des choses par les formateurs, les formateurs qui enseignent dans les écoles, collèges ou lycées seront les « meilleurs », les plus à même à comprendre la réalité de ce que peuvent vivre les jeunes enseignants. Le troisième point de cette formation serait la réalisation d’un mémoire professionnel, permettant d’avoir un recul, un esprit critique sur sa pratique du métier d’enseignant. L’enseignant serait titularisé à l’issue de la validation de son master 2.


- La formation des enseignants étant un sujet sérieux, ce sont eux qui forment les sociétés de demain, le futur Master « Métiers de l’éducation » doit être cadré nationalement avec un socle d’exigences bien défini. Le métier d’enseignant ne possède pas de spécificités locales, tout enseignant peut dans sa carrière enseigner n’importe où, le cadrage national sera le gage d’une uniformité des formations sur le territoire afin d’éviter les disparités locales pouvant être liées au financement ou au bon vouloir de présidents d’Université localement.


- La « mastérisation » de la formation des enseignants devra s’accompagner, pour les lauréats du concours, de la rémunération que ceux-ci méritent après obtention d’un bac+5. Aujourd’hui encore les enseignants sont les cadres de la fonction publique les moins bien payés, avec la dégradation des conditions d’enseignement (dégradations matérielles, augmentation du nombre d’élèves par classe, augmentation du volume horaire avec l’envolée des heures supplémentaires, …), cette situation ne peut plus être tolérée dans un pays qui respecte ses formateurs et ses générations futures.

16 février 2008

Bravo

 Je pense qu'on ne félicite ni ne remercie pas assez les gens qui travaillent. Je veux donc dans cet article féliciter les militants de l'UNEF qui ont permis à leur liste d'obtenir 52% des voix à la fac de sciences. Je parle de ces élections, c'est l'UFR dans laquelle j'étais élu durant deux ans et dans laquelle j'ai fait tout mon possible pour défendre les interêts des étudiants.
 
 Il y a deux ans, Léo et moi étions les deux seuls élus de l'UNEF dans ce conseil, les 6 autres sièges allant à la liste corpo Interassos. L'UNEF obtenait à cette époque 20% de voix, les corpos 80%. Mardi, les listes de l'UNEF ont emporté 52% des suffrages, les corpos 43%, le reste allant à l'UNI. Deux élus sur huit, ce n'est pas suffisant pour avoir un réel bilan, cependant, le travail fait par les militants est admirable, les étudiants ont fait le choix d'élus de conviction, ils seront 4 élus UNEF désormais et auront un peu plus de poids.
 
 Bravo à tous, Quentin et Damien en tête et j'espère que les nouveaux élus seront meilleurs que les anciens.

26 décembre 2007

De l'unité du mouvement étudiant ...

 Depuis de nombreuses années, l'UNEF rêve de la réunification du mouvement étudiant, symbole d'un temps où l'unité des étudiants leur a permis de faire de grandes conquêtes. A cette époque, l'UNEF qu'on appelle aujourd'hui "la grande UNEF" a joué un rôle des plus important : de la création des oeuvres devenues les CROUS, à la création des cités universitaires, de la création de la mutuelle étudiante à la création des restaurants universitaires,... Toutes ces avancées sont dues à l'unité du mouvement étudiant au sein de l'UNEF.

Un lointain fantasme...

 La nostalgie de ce temps est palpable au sein de l'UNEF, l'UNEF est un grand syndicat étudiant et même LE plus grand syndicat étudiant, l'UNEF fait énormément de choses, gagne énormément de victoires mais la division bride cet élan. Ainsi la première lettre de Jean-Baptiste Prévost, nouveau président de l'UNEF a été à destination des autres organisations étudiantes pour appeler à l'unité pour faire du syndicat étudiant "un outil de conquête ambitieux".

 Je vais essayer de faire un tour des organisations étudiantes:

 La FAGE (Fédération des associations générales étudiantes) est une fédération d'associations de villes ou de filières, c'est la plus grande fédération de corpos, ainsi que le deuxième syndicat étudiant. C'est la seule organisation qui a donné une réponse publique à l'appel de l'UNEF (Voir en fin d'article), elle appelle à une "indépendance politique claire" et à un "fonctionnement affranchi de toute tendance politique". L'UNEF a, depuis la réunification des deux UNEF, fait le choix de l'indépendance politique, certes tous les adhérents ont des idées politiques et parfois même sont engagés dans certains partis mais ce n'est en aucun cas eux qui dirigent. Cependant l'UNEF a montré que la démocratie interne naît de la confrontation d'idées et donc de groupes qui ont des réflexions politiques qui diffèrent par certains points : les tendances et que l'absence de tendances et d'une synthèse claire ne peut mener qu’à une stagnation idéologique et à un affaiblissement de nos convictions.

 La (Confédération étudiante) est un syndicat issu de la scission d’une tendance de l’UNEF qui a créé un syndicat en réaction à l’UNEF avec la complicité de la CFDT sous l’impulsion d’une certaine Julie Coudry qui en est aujourd’hui encore la présidente. La Cé  est aujourd’hui l’organisation étudiante la plus nuisible à l’image de l’engagement étudiant en utilisant l’argent de la CFDT pour obtenir localement des élus non-formés, non-concernés et en tout cas totalement absents du terrain. L’adhésion de la Cé à l’UNEF en vue d’une unification du mouvement étudiant sera un très gros challenge étant donné sa politique totalement réactionnaire envers l’UNEF.

 Sud étudiant et la FSE (Fédération Syndicale Etudiante) sont les deux syndicats dits « de lutte », classés à l’extrême gauche et même parfois au-delà. Ils basent leur action sur une certaine pureté idéologique dont ils se font le chantre. Ils s’opposent dans la quasi-totalité des cas aux initiatives dont ils ne sont pas à l’origine et ne cherchent pas à proposer des idées consensuelles.

 PDE (Promotion et défense des étudiants) est la deuxième fédération de corpos, elle est constituée de fédérations de filières monodisciplinaires et se dit totalement « apolitique ». Dans la mesure où ils ne préfèrent pas prendre de position, les élus PDE se disent apolitiques, moi je les trouve inutiles !! Ils prennent cependant position comme à Montpellier 2, où j’ai eu l’occasion de les côtoyer, pour le CPE, pour la suppression de la compensation annuelle, ou au niveau national pour la LRU. Une fois de plus les apolitiques sont de droite, quand on n’assume pas ses idées, on se dit apolitique !

 L’UNI est la dernière organisation représentative des étudiants, elle est associée à l’UMP et ouvertement de droite. Elle a été créée à la fin des années 60 sous l’impulsion du général de Gaulle en réaction, une fois de plus, à l’UNEF.

 L’hétérogénéité des convictions de ces organisations sera un obstacle difficile à surmonter pour obtenir une unité du mouvement étudiant

... ou une éventualité réaliste

 L’ambition de l’UNEF de recréer « la grande UNEF » est le meilleur point de départ pour la réunification du mouvement étudiant. La FAGE donne une réponse publique à cet appel de l’UNEF (ce qui est une première je crois), en ne fermant pas la porte. Si l’indépendance politique est déjà acquise, le fonctionnement en tendance de l’UNEF est la garantie d’une réflexion syndicale qui s’adaptera aux évolutions du monde universitaire. La porte semble assez étroite de ce point de vue là mais il faut à coup sûr mener des réflexions, des négociations avec la FAGE dans le but de trouver une position consensuelle.

 Un rapprochement avec la FAGE recentrerait l’UNEF sur l’échiquier politique ce qui ferait peur à nombre de militants de l’UNEF et des organisations citées ci dessus, cependant stratégiquement, le syndicat étudiant et le 2e représentent dans les conseils nationaux 14 élus sur 19, soit 74% des élus étudiants. Ce qui permettrait déjà de peser et d’obtenir des victoires conséquentes en cas de positions communes.

 J’appelle ainsi tous les étudiants à rejoindre l’UNEF ainsi toutes les organisations qui ont envie de travailler pour les étudiants. 

La réponse de la FAGE à l'appel de l'UNEF

25 novembre 2007

Quel aveu d'echec !!!

 La coordination nationale des étudiants contre la loi Pecresse demande à l'UNEF de "cesser toute négociation", voir le lien suivant:

http://www.liberation.fr/actualite/societe/293658.FR.php?...

 Pour la première fois cette coordination nous montre la faiblesse dont elle fait preuve, demander à l'UNEF de cesser toute négociation, c'est montrer que seule l'UNEF est crédible et audible par les pouvoirs publics. C'est comme demander à Sarkozy de ne plus être de droite.

 Alors que la mobilisation bat son plein dans les universités, il ne faudrait pas aller négocier?? Mais quand négocier alors? La coordination nationale légitime l'UNEF dans son rôle de syndicat étudiant, ne pas aller négocier signifierait se mobiliser par plaisir et non par conviction ou pour un but précis. Je plains les étudiants de cette coordination nationale mais aussi les étudiants qui se mobilisent sur les universités qui de fait sont envoyés à l'abattoir.

 Le mouvement va mourir de lui-même à ce rythme là et il ne le faut pas, le bras de fer est engagé par le gouvernement, la coordination étudiante va être la première victime (ou complice) de la thatcherisation de la France. Par naïveté sans doute et par manque de stratégie syndicale de toute évidence la coordination étudiante veut mettre à mort  les mouvements sociaux, en entamant un bras de fer dont elle n'a que très peu de chance de sortir vainqueur.

 Comme la coordination ne peut vivre qu'à travers les positions de l'UNEF, que si l'UNEF allait négocier serait synonyme de mort de la coordination, alors je souhaite la mort de cette coordination à la stratégie suicidaire. J'engage l'UNEF à appeler le gouvernement à négocier et les étudiants à ne pas se démobiliser avant l'ouverture de vrais négociations sur le fond et les moyens de la réforme.

 L'UNEF est le syndicat des étudiants depuis 100 ans, elle a montré qu'elle était une organisation puissante, que ses membres sont intelligents et savent aller dans l'interêt des étudiants. Quiconque peut se targuer d'avoir plus fait que l'UNEF pour les étudiants, n'est pas encore de ce monde, alors oui l'UNEF ne peut pas tout mais c'est sans nul doute elle qui peut le plus.

17 octobre 2007

Ils ne remontent pas dans mon estime

 Aujourd'hui, le conseil de l'UFR Sciences ou plutôt UFR Fac des Sciences devrais-je dire vu que les statuts ont été modifiés, a voté la suppression de toute compensation annuelle.

La compensation annuelle

 La compensation annuelle signifie en quelques mots qu'un étudiant qui obtient une moyenne au moins égale à 10/20 sur l'année universitaire obtient son année.

Par exemple, un étudiant qui obtient 9/20 de moyenne au premier semestre et 15/20 au 2e semestre a donc 12/20 pour  l'année et obtient son année avec la compensation annuelle mais ne l'obtiendra plus à partir de maintenant. 

Un choix de société 

 Quels vont être les étudiants pénalisés

 Tout d'abord les étudiants qui ont des difficultés à suivre leurs études, c'est à dire ceux qui sont salariés, ceux qui ont des difficultés de logement, ... les étudiants au mode de vie le plus précaire !!

 Ensuite on peut parler de tous les étudiants qui obtenaient leur licence grace à la compensation annuelle et qui pouvaient ainsi passer les concours de la fonction publique, candidater dans les IUFM ou dans les masters; ou leur M1 (ex-maîtrise) et qui pouvaient candidater dans les M2. Tous ces étudiants perdront désormais un an de plus. 

 Les arguments sont nombreux, vous pouvez en laisser en commentaires s'ils vous paraissent importants.

Un peu d'amertume 

 Mon mandat et tant qu'élu étudiant dans cet UFR se termine dans un mois, et c'était là la plus importante mesure à défendre et à gagner, et j'ai échoué. Après un débat tendu qui a duré pendant 3 conseils en 3 semaines, qui a montré que la position que Léo et moi avons défendu courageusement à mon avis face à la démagogie d'une grande partie de ce conseil, nous n'avons pas réussi à inverser la tendance.

 Je voudrais souligner le travail énorme qu'ont fait les militants de l'UNEF qui ont fait signer près de 2000 pétitions en 2 semaines sur un UFR qui doit en compter pas plus de 5000 en cette période, ces mêmes militants ont aussi organisé un referendum d'une journée qui a recueilli plus de 800 votes (dont 92% de oui à la compensation annuelle). Les militants de l'UNEF ont convaincu les étudiants un à un et aujourd'hui personne ne peut plus dire les étudiants sont contre la compensation annuelle sauf peut être Emilie élue corpo.

 L'amendement que nous avons proposé a été soumis au vote et à notre grande surprise, il n'a pas recueilli que les 2 voix de l'UNEF mais il n'a été rejeté qu'à 10 voix contre 13 !!! Le détail de ce vote nous montre 3 voix d'écart et au surprise les élus interassos (union des corpos) qui avaient 3 voix ont tous voté contre la compensation annuelle. Alors oui, je ressens un peu d'amertume ce soir, oui je suis en colère et ce projet des personnels de l'UFR n'aura pas été voté gràce à leurs propres voix mais gràce à celles des étudiants...

 Je veux vous dire, à vous qui m'avez élu, à vous qui m'avez fait confiance, que même si j'ai fait quelques conneries, j'ai toujours défendu vos convictions, mes convictions, que je n'ai jamais cédé et que j'ai respecté la parole que je vous avez donné, je pense que je n'ai pas été un mauvais élu. Alors la prochaine fois que vous voterez ne vous trompez pas, ce ne sont pas les élus de l'UNEF qui sacrifient vos droits.

 Les corpos ont aujourd'hui montré leur vrai visage, alors même si je ne suis pas surpris, je suis quand même déçu de leur aptitude à ne pas réfléchir, à ne pas donner leur avis et à oublier qui les a élu, je vous le dis, après ce coup là, les corpos ne remontent pas dans mon estime...