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05 avril 2009

Morceaux choisis

Discours et prises de paroles de Robert Navarro, premier secrétaire du PS dans l’Hérault, toutes prononcées au séminaire des secrétaires et trésoriers de sections du Parti Socialiste héraultais :

Importance des manifs

« C’est pas dans les manifs qu’on va combattre Sarkozy. »

Etre socialiste, n’est-ce pas marcher sur ses deux jambes, soutenir le mouvement social sur le terrain et porter ses aspirations dans les urnes ?

Les syndicats

« On a décidé avec les syndicats qu’on serait le premier parti derrière, les autres sont passés devant, la prochaine fois on fera comme on veut et ils auront rien à nous dire. C’est pas eux qui vont nous dire ce qu’on a à faire ! » (Applaudissements d’une grande partie de la salle…)

Etre socialiste, n’est-ce pas se mettre au service des syndicats pour porter politiquement les aspirations du mouvement social ?

Les autres partis de gauche

« Les autres partis de gauche, ils tapent sur le PS, ils nous passent devant dans les manifs, ils servent qu’à faire le jeu de Sarkozy. »

« Le comité régional m’a désigné à l’unanimité pour prendre contact avec tous les partis de gauche pour les régionales. »

« Revol*, il a jamais été socialiste, je pourrais vous en raconter sur tous les mecs comme lui qui viennent de l’OCI. », « Les mecs comme Revol ont toujours fait du mal au parti socialiste. » (*René Revol, maire de Grabels, est parti du PS lors du dernier congrès pour rejoindre le PG de Mélenchon.)

Etre socialiste, n’est-ce pas vouloir l’unité de la gauche pour combattre les adorateurs du libéralisme ?

Cotisation progressives

« On ne fait pas des cotisations progressives, on a besoin de 40€ par adhérent pour vivre, débrouillez-vous dans vos sections. »

Etre socialiste, n’est-ce pas vouloir une solidarité nationale ? Etre socialiste, n’est-ce pas commencer par s’appliquer à soi-même ce qu’on veut appliquer aux autres ?

 

Au delà de toute attaque personnelle envers le premier secrétaire fédéral, je relate ici des propos qui m'ont profondément choqué, et quelques questions qu'ils ont pu susciter chez moi. Je vous laisse seuls juges.

04 avril 2009

Petits règlements de compte entre (ex) amis ?

Ca fait très longtemps, trop longtemps que j’avais rien écrit ici, entre temps je suis devenu secrétaire de la section socialiste de Grabels. J’étais donc ce matin à un séminaire des secrétaires et trésoriers de section de l’Hérault.

Navarro et Mandroux se font les amis de Ségolène Royal.

Hélène Mandroux a ouvert le bal et a dans son discours fustigé ceux qui ne respectent pas les règles du parti et ne savant pas se rallier à la majorité. Un peu plus tard, Robert Navarro ceux qui vont crier dans la presse qu’ils ne sont pas d’accord avec les décisions collectives. On reconnaît ici parfaitement des attaques en règle en direction des Manuel Valls, Ségolène Royal et autres Vincent Peillon qui menaçaient de passer au dessus des règles collectives du parti et de saisir la justice. C’était là la partie amusante de la matinée !!

Andrieu loue Aubry pour dézinguer Navarro.

Le thème tournait sur les élections européennes et l’invité du jour, seul candidat régional en position éligible, Eric Andrieu, nous a présenté sa candidature d’une façon que j’ai trouvée, assez agréable et sincère. Elu à la région, il n’a pas une seule fois fait allusion au responsable du groupe socialiste Robert Navarro. Eric Andrieu a même fait mieux il a longtemps encensé Martine Aubry et le consensus qu’elle a réussi à faire en composant des listes respectant les territoires et les orientations politiques des candidats. Stigmatisant bien la façon dont Robert Navarro a unilatéralement fabriqué la liste socialiste pour les sénatoriales de l’automne dernier. Eric Andrieu a voulu montrer qu’au PS il était possible de se rassembler sur des critères justes.