« 2008-05 | Page d'accueil
| 2008-08 »
30 juin 2008
Reconquêtes
"L'objectif n'est pas d'être à l'aile gauche du parti socialiste, l'objectif c'est que le parti socialiste reste un parti de gauche"
22:03 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : benoît hamon, nouveau parti socialiste, parti socialiste, nps, henri emmanuelli
24 juin 2008
C'est pire que ce que je pensais...
L'humanité peut se vendre, l'inhumanité peut donc rapporter !!!
Dernière mesure inhumaine se mettant en place est le déremboursement des médicaments (de 100 à 35%) pour des malades souffrant d'affection de longue durée (ALD). Une fois de plus, les plus faibles vont faire les frais du profit des plus forts.
En passant de 100 à 35% le remboursement de ces médicaments, le chois est fait de les faire passer dans la catégorie des "médicaments de conforts".
Est-ce un médicament de confort qui permet de soigner le diabete?
Est-ce un médicament de confort qui permet de soigner un cancer?
Est-ce un médicament de confort qui permet de ne pas mourir tout de suite du SIDA?
Dans la période actuelle, l'ignominie n'a plus de limites, ces personnes sont déja les victimes du libéralisme, ce sont elles qui payent le plus de franchises médicales et aujourd'hui on ne leur rembourse plus les médicaments...
La France ne soigne plus ses malades, la France est un pays en regression sociale qui finira par devenir irréversible. La seule bonne nouvelle là dedans c'est que l'espérance de vie ne va plus augmenter et que la durée de cotisation devrait baisser, l'argument n'est cependant pas avancé.
Le trou de la sécu est un fantasme libéral.
J'ai cru entendre ce matin sur RMC que le "déficit" de l'assurance maladie était de 6 G€ cette année (Merci de rectifier en commentaire si je me trompe), ce qui est considérable!!! J'ai cependant entendu, toujours ce matin, toujours sur RMC, M. Frédéric Van Roekeghem, directeur de l'Assurance Maladie dire que l'Etat doit de l'argent à la sécurité sociale. C'est bien là que le bât blesse.
L'assurance maladie est financée par les cotisations sociales payées par les particuliers et par les entreprises. Cependant, chaque année, l'état exonère les entreprises de 24G€ de cotisations sociales (qui sont abusivements nommées "charges patronales"). En exonérant les entreprises de cotisations sociales, l'Etat s'engage donc à compenser ce que les organismes ne perçoivent pas (Assurance maladie, assurance chômage, retraites, ...), l'Etat ne remplit malheureusement pas sa mission.
Je ne peux pas m'empêcher de faire un petit calcul très parlant.
24G€/6G€=4 L'état peut donc combler 4 fois le "trou de la sécu" chaque année !! CQFD
Pour terminer, je propose de supprimer une bonne partie des exonérations de cotisations sociales, pour remettre les systèmes de protection sociale (qui ne sont en aucun cas déficitaires) à l'équilibre.
Un système de protection sociale qui ne laisse personne sur le carreau, qui est humain, qui est le même pour tout le monde, qu'on soit jeune, vieux, pauvre, riche, malade ou pas est le signe d'un pays moderne et tourné vers l'avenir. La France a pris un virage conservateur et rétrograde ces 6 dernières années, il faudra changer ça au plus vite.
11:33 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sécu, sécurité sociale, trou de la sécu, maladie de longue durée
17 juin 2008
Robert Navarro, un socialiste en péril
CAROLE RAP (à Montpellier)Qui veut la place du patron de la fédération socialiste de l’Hérault ? La guerre est ouverte pour renverser Robert Navarro, qui tient sa fédé d’une main de fer depuis 1990. L’attaque contre le député européen vise sa candidature aux sénatoriales de septembre. Une liste dissidente, menée par le sénateur Robert Tropéano, s’est montée contre la sienne et elle demande au conseil national du PS de trancher. Derrière Navarro, c’est aussi Georges Frêche qui est visé. L’exclu du PS, invité à toutes les réunions clés du parti, avait été désigné par les militants pour mener la liste aux sénatoriales, avant de laisser la place à Navarro, son fidèle homme de main.
09:21 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : robert navarro
08 juin 2008
Tulle, 64 ans après, une ville toujours meurtrie.
9 juin 1944
Le 9 juin 1944, une division SS remontant vers les plages du débarquement a fait escale dans la ville de Tulle. En guise de représailles, les "allemands" ont arrêté 99 civils, que des hommes, en pleine force de l'âge de 17 à 42 ans. Ils furent pendus aux balcons de la ville, devant les habitants, devant leurs familles. Cette tragédie a touché nombre de familles, nombre d'amis et cette journée reste encore dans les mémoires des habitants de l'époque.
Ce même jour, ~ 150 autres civils ont été déportés, plus d'une centaine ne reviendront jamais...
Une tragédie qui marque.
Cette tragédie est encore bien ancrée dans les mémoires, le murmure sourd de ce massacre a fait le tour de la ville en quelques instants, tous les "anciens" se rappellent de ce jour. Aujourd'hui le devoir de mémoire s'impose.
Natif de Tulle, je ne peux pas oublier les témoignages de membres de ma famille qui étaient à Tulle en ce jour et s'en rappellent encore aujourd'hui. Je n'ai pas connu cette époque mais quelques larmes qui me mouillent les yeux, aurais-je fait parti des pendus? des déportés? L'émotion et le souvenir ne doivent pas être oubliés et c'est désormais à Bernard Combes, nouveau maire de Tulle de continuer à faire vivre ce souvenir, aux instituteurs d'impliquer les élèves pour que les nouvelles générations n'oublient pas et fassent perdurer ce souvenir.
10 juin 1944
Pour ne pas faire les choses à moitié, la même division SS a récidivé le lendemain à Oradour sur Glane, le village a totalement été détruit, les habitants ont été brulés vifs enfermés dans l'église du village.
Nous ne devons jamais revivre ça, personne ne doit revivre ça, n'oublions pas l'histoire.
L'histoire nous apprend beaucoup de choses, connaissons l'histoire pour en apprendre ses enseignements.
23:54 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tulle, guerre mondiale, ss, ftp, pendaison, massacre
03 juin 2008
24 ans, jeune prof, jeune élu.
Jeune prof de 24 ans, stagiaire en Physique-Chimie dans un collège de l’Hérault, j’ai aussi été élu conseiller municipal de la commune de Grabels, (Commune de 6000 habitants, limitrophe au nord ouest de Montpellier) le 16 mars dernier. Durant ce même mois de mars, l’Education Nationale m’a annoncé ma mutation dans l’académie de Versailles rendant plus que difficile l’exercice conjoint de mon emploi et de mon mandat électif. Afin de pouvoir les mener de front, j’ai demandé à M. Darcos, Ministre de l’Education Nationale une mise à disposition provisoire auprès du recteur de l’académie de Montpellier pour la rentrée prochaine, ce qui vient de m’être refusé.
Les mutations, un piège pour les nouveaux enseignants.
L’année de stage est la première année dans l’Education Nationale pour les néo-fonctionnaires, elle est aussi l’occasion d’apprendre beaucoup sur la complexité des systèmes qui régissent cette administration. Chaque fonctionnaire stagiaire est obligé de participer au mouvement inter-académique de mutation.
Les mutations sont basées sur un système de points qui prend en compte l’ancienneté, l’échelon, les mariages/PACS, … Un jeune enseignant non marié ou pacsé, sans enfants, (…) avec le minimum de points a toutes les chances d’être muté dans les académies de la banlieue parisienne. Il existe cependant un bonus pour les sortants de l’IUFM, à première vue bonne nouvelle pour les jeunes enseignants, mais le système n’est pas si simple, ce bonus est utilisable une seule fois au cours des trois premières années d’exercice, c’est un vrai piège, l’utiliser dès le début est jeu de loterie.
Cinq mois de délai, la lenteur de la machine administrative.
Au delà de la complexité de ce système de mutations, le plus difficile à gérer et le délai. Dans l’Education Nationale, les vœux pour le mouvement inter-académique se font au mois de novembre, seulement deux mois après la rentrée, seulement deux mois après une rentrée agitée pour les débutants que nous sommes. En faisant un calcul simple, il faut attendre cinq mois après les vœux pour connaître son affectation, délai bien plus long qu’une campagne électorale.
Les élections municipales, la démocratie au plus près des citoyens.
« La commune est le berceau de la république car c'est le lieu où s'exprime le mieux la volonté du peuple souverain »
A elle seule, cette phrase reprise par René Revol, maire de Grabels, lors de son discours d’investiture résume bien ce qu’est l’élection municipale. L’élection dans la commune, plus petite collectivité territoriale et le premier espace de démocratie pour les citoyens, pour un problème, les habitants ne vont pas à l’Elysée ou à Matignon, mais à la mairie. Les citoyens portent à la mairie des personnes dans lesquelles ils ont confiance, dans lesquelles ils se reconnaissent, dans lesquels ils croient pour améliorer leur vie quotidienne. C’est tout cela, la démocratie communale, alors Monsieur le ministre ne m’empêchez pas d’accomplir la tâche que m’ont confié les grabellois, ne m’obligez pas à trahir la confiance qu’ils ont placé en notre équipe, vous avez ce pouvoir.
Monsieur le ministre, vous avez été élu municipal, vous l’êtes toujours, songez à votre réaction si vous étiez à ma place, qu’on vous empêchait de mener votre mandat à son terme.
Les jeunes engagés, une espèce en voie de disparition.
A 24 ans, je suis le plus jeune conseiller municipal de Grabels, et au delà je représente une génération, une génération qui si elle n’est pas considérée à sa juste valeur, rejette tout engagement et cède trop souvent au corporatisme. Je représente une génération née avec le 21 avril 2002, une génération avide de démocratie et de justice sociale, une génération ignorée qui a pourtant envie de croire en un futur meilleur. Monsieur le ministre, je représente bien plus qu’un simple conseiller municipal, je représente cette jeunesse qu’on ne laisse pas mener à bien ses projets, je représente cette jeunesse qui croit encore en la République, qui croit encore au respect du peuple souverain, qui croit encore au respect de la démocratie.
Un engagement socialiste ?
Six ans après l’élection présidentielle qui a vu la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour, mon engagement à gauche, profondément socialiste, n’a jamais été remis en cause. Je ne partage pas la même vision de la société que vous, je ne partage pas les mêmes convictions que vous, je ne partage pas les mêmes valeurs que vous, mais s’il y a quelque chose que nous avons en commun, c’est le respect de la démocratie, de la République. Même si nous ne sommes pas aujourd’hui du même bord politique, vous avez été élu par le suffrage universel, j’ai été élu par le suffrage universel et la décision que vous allez prendre montrera le cas que vous faîtes de la parole des urnes, de l’expression du peuple souverain.
La démocratie en sortirait grandie
Monsieur le ministre, loin de moi l’idée de me soustraire aux règles communes, je souhaite juste pouvoir exercer à la fois mon métier d’enseignant et assumer le mandat que m’a confié le suffrage universel. Votre décision sera le témoin que le respect de la démocratie et du peuple sont plus importants à vos yeux qu’une simple décision administrative. Vous avez le pouvoir de me permettre de faire mon métier tout en exerçant, à proximité, les responsabilités que m’ont confié les citoyens, usez-en afin de redonner à la démocratie ses lettres de noblesse.
Clément Vernédal
15:00 Publié dans Prof et élèves | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : education nationale, montpellier, versailles, iufm, mutation, gauche, droite


