Clément

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Voici un CV le plus exhaustif possible.

 

 Tout commence en l'an de grâce 1984, le 17 avril exactement à Tulle la presque plus belle ville du monde, une longue période d'insouciance.

1984-2002  Un long apprentissage de la vie.

 Je rentre à l'école à 2ans (je devais être propre !!!), mes parents déménagent ensuite à St-Jal, j'ai 3 ans, c'est ici que commencent mes souvenirs. Je vais à l'école à Seilhac, c'est là bas que je rencontre la plupart des amis que j'ai encore aujourd'hui, ils regarderont les photos de classe et se reconnaîtront. Pendant ce temps là ma "carrière" sportive commence, un peu de tennis, de natation puis le foot où nous avons gagné un titre de champion de la Corrèze en pupilles à 7 (on était vachement fiers). 

 S'en vient ensuite la période du collège, toujours à Seilhac, toujours avec les mêmes personnes, les récrés à jouer au foot avec des balles de tennis, les premières "aventures" avec des filles !!! J'obtient brillemment mon brevet du premier coup. C'est aussi durant cette période que je commence à jouer au ping-pong, une longue histoire...

 Le temps me ramène ensuite à Tulle où le lycée Edmond Perrier va m'acceuillir, c'est le début de la liberté, de l'affirmation de mon caractère et de mes choix de vie. Je rentre en seconde dans une classe ou je ne connaissait personne, 34 inconnus dans un lycée inconnus, des salles numérotées 5 et 005 qui ne sont pas les mêmes, ça t'oblige à te débrouiller tout seul. C'est aussi à ce moment là que je découvre l'abominable professeur de Physique-Chimie M. Py (un nom prédestinné) terreur de tout lycéen. C'est lui qui m'a donné le goût des sciences Physiques, pas si paradoxal que ça, il nous en demandait beaucoup mais il nous en donnait aussi beaucoup, je lui doit aussi beaucoup. Vient ensuite l'année 2002, celle qui a pour l'instant le plus changé ma vie: 18 ans la majorité, le permis, mais aussi le 21 avril, je vote Noël Mamère et je pleure le soir dans mon lit, je serai de toute les manifestations anti Le Pen et je vais voter Chirac. Je rencontre ensuite le MJS devant mon lycée, je me renseigne rapidement et j'y adhère, je me rend vite compte que le MJS n'existe plus en Corrèze et je deviens trop vite Animateur Fédéral. Parallèlement je joue toujours au Ping-Pong et au miracle je deviens champion de la Corrèze puis du Limousin par classement (Catégorie 55-60), je me qualifie pour les finales nationales à Grenoble le Week-end au milieu des épreuves du Bac. J'y suis tête de série n°1 ce qui ne m'empeche pas de perdre au premier tour !! Malgré le voyage le bac se passe bien, j'obtient de justesse la mention Assez Bien avec 12,03. Je suis admis en prépa, pas compliqué il restait même des places.

L'enseignement supérieur - L'affirmation d'une vocation. 

 Je rentre en prépa PCSI toujours au lycée Edmond Perrier de Tulle, j'ai choisi parce que c'était la seule où il n'y avait pas cours le samedi matin, ça me permet d'allier le besoin de sommeil et les match de ping-pong le vendredi soir. Cette première année de prépa va me permettre de trouver mon projet professionnel, en arrivant ici, j'avais pour ambition de devenir ingénieur, les rythmes de vie ne permettant pas d'avoir beaucoup d'à côté je me dis que ce n'est pas ma voie, et c'est là que les 3 profs que je vois sans arrêt me donnent envie de devenir prof. Les 2 Olivier, profs de Physique et de Chimie; M. FIAT prof de Physique à la pédagogie impécable, très timide mais quand tu sors de son cours tu as tout compris, c'est le meilleur prof que j'ai pu avoir. M. DOUTEAU prof de chimie, un peu bordélique mais il fait passer la chimie tout en rigolant; quant à la prof de math dont je taierai le nom ellle m'a montré que je n'était pas fait pour les maths, elle m'a cependant donné l'envie d'être un prof à l'écoute de ses élèves et m'a montré tout ce qu'il ne faut pas faire pour dégoûter ses élèves. Mes bonnes notes en Physique et en Chimie me permettent d'avoir mon année et mes 3 sur 20 en math me donne l'envie d'arreter la prépa et de prendre un peu de liberté, je décide d'aller à la fac à Limoges.

 Me voici donc à Limoges, je rentre en 2e année de DEUG Sciences de la Matière, je passe cependant peu de temps à bosser, le sentiment de liberté de la fac se fait sentir, je passe pas mal de temps au Nelson et au Joker mais surtout je ne rate pas un match de foot à la télé, c'est le début de la "beauf attitude". Mes acquis de prépa et 10 jours de révisions avant les exams me permettent d'obtenir mon DEUG avec mention Assez Bien. Je rentre donc en Licence Sciences Physiques, le rythme est assez élevé 10 matières par semestre ça fait beaucoup mais le niveau est bon malgré une petite université et le passage au LMD. Malgré encore trop peu de travail mais une bonne assiduité en cours tout de même, j'obtient ma licence sans faire d'éclats. L'envie de changement, et la charmante demoiselle dont je suis amoureux me donnent envie de découvrir le sud et plus particulièrement Montpellier.

 J'arrive donc à Montpellier, me sentant trop immature pour postuler à l'IUFM et risquer de devenir prof, je m'inscris en M1 Physique Recherche, grosse erreur, ça ne me plaît absolument pas. Je m'incris quand même au CAPES pour voir à quoi ça ressemble et au miracle sans réviser je suis admissible, pendant le même temps j'obtient brillemment la moyenne extraordinaire de 4/20 au M1. Non préparé au CAPES, je me plante à l'oral, mais c'est décidé je m'inscris à l'IUFM pour le préparer. La fin de l'histoire se termine je prépare aujourd'hui le CAPES à l'IUFM de Montpellier, l'écrit est passé, j'attends avec impatience le 11 juin, on va voir ce que ça va donner ...

21 avril 2002 - Le départ pour l'aventure militante.

 Comme je l'ai dit plus haut, je n'ai pas mis le bulletin Jospin dans l'urne, ce fut une des plus grosses erreur de ma vie, Le Pen au 2e tour, dès le lendemain, atelier banderolles le matin manif l'après-midi puis pareil pendant 2 semaines. Je veux faire quelque chose mais quoi?

 Le MJS: Peu de temps après ces élections je reçois un tract du MJS à la sortie du lycée, c'est le déclic pour moi je me renseigne, j'adhère et je deviens trop vite Animateur Fédéral. J'essaye de faire de mon mieux mais avec la prépa puis en étant à Limoges, c'est très dûr de bien militer en ne militant que le week-end... Je m'accroche quand même 2ans 1/2 à mon poste, je démissionne donc un peu abandonné, et persuadé surtout qu'il y avait meilleur que moi. Le recul me fait dire que j'ai démissionné trop tôt, je n'étais probablement pas assez arriviste. C'est une belle organisation qui peut peser sur un Parti Socialiste qui oublie un peu qu'il est de gauche, j'en serai donc membre jusqu'au jour de mes 29 ans.

 Le PS: J'adhère au PS après le 21 avril aussi, si je n'ai pas voté pour le candidat socialiste c'est qu'il faut s'investir dans ce parti pour tenter de le changer. Je fais la campagne de François Hollande aux legislatives de 2002, enfin une victoire. Je fais ensuite un peu la campagne des régionales et européennes, par contre je ne fais pas celle de la constitution européenne étant en désaccord avec la ligne majoritaire. Je ne milite plus tellement pour eviter la confusion des genres avec mon engagement principal: l'UNEF.

 L'UNEF: J'arrive à Montpellier et je veux changer un peu de militantisme, ça faisait 6 mois que je ne militais plus et Cédric a réussi à me motiver. Ce militantisme de terrain me plaît, être au contact des étudiants, me balader en ville connaître les différents sites, me rendre utile tout simplement. Je deviens assez vite trésorier de l'UNEF Montpellier, je suis élu à l'UFR Sciences de Montpellier 2, puis vient le CPE. Mi-janvier Villepin annonce le CPE et dès ce moment là je sillonne les facs, je ne vais plus en cours mais la mayonaise ne prend pas, la faute à mon avis à tous les boulets et anars qui préfèrent faire des AG à 20 autour d'un mégaphone que d'aller expliquer et convaincre. Enfin bon au final, face à l'ampleur de l'attaque les étudiants se mobilisent, Montpellier 2 et 3 votent la grève, les manifs grossissent on ne controle plus rien (on n'a jamais rien contrôlé d'ailleurs !!!), le CPE sera rétiré. C'est une grande fierté pour moi d'avoir participé à ce mouvement, ça m'a beaucoup appris dans les bons et mauvais moments (Azwaw et Judith se rappelleront d'un vendredi soir à déprimer au local). Je deviens secrétaire Général de l'UNEF Montpellier après le mouvement, je le resterai jusqu'à la fin 2006 le temps d'assurer ma succession pour préparer mon concours. C'est cependant très dur de s'arreter, je suis trop attaché à l'UNEF, à ses militants, à ses actions, à son utilité, j'y milite encore aujourd'hui.

 

L'histoire est en cours, j'essaierai de mettre cette note à jour de temps en temps.