05 avril 2009

Morceaux choisis

Discours et prises de paroles de Robert Navarro, premier secrétaire du PS dans l’Hérault, toutes prononcées au séminaire des secrétaires et trésoriers de sections du Parti Socialiste héraultais :

Importance des manifs

« C’est pas dans les manifs qu’on va combattre Sarkozy. »

Etre socialiste, n’est-ce pas marcher sur ses deux jambes, soutenir le mouvement social sur le terrain et porter ses aspirations dans les urnes ?

Les syndicats

« On a décidé avec les syndicats qu’on serait le premier parti derrière, les autres sont passés devant, la prochaine fois on fera comme on veut et ils auront rien à nous dire. C’est pas eux qui vont nous dire ce qu’on a à faire ! » (Applaudissements d’une grande partie de la salle…)

Etre socialiste, n’est-ce pas se mettre au service des syndicats pour porter politiquement les aspirations du mouvement social ?

Les autres partis de gauche

« Les autres partis de gauche, ils tapent sur le PS, ils nous passent devant dans les manifs, ils servent qu’à faire le jeu de Sarkozy. »

« Le comité régional m’a désigné à l’unanimité pour prendre contact avec tous les partis de gauche pour les régionales. »

« Revol*, il a jamais été socialiste, je pourrais vous en raconter sur tous les mecs comme lui qui viennent de l’OCI. », « Les mecs comme Revol ont toujours fait du mal au parti socialiste. » (*René Revol, maire de Grabels, est parti du PS lors du dernier congrès pour rejoindre le PG de Mélenchon.)

Etre socialiste, n’est-ce pas vouloir l’unité de la gauche pour combattre les adorateurs du libéralisme ?

Cotisation progressives

« On ne fait pas des cotisations progressives, on a besoin de 40€ par adhérent pour vivre, débrouillez-vous dans vos sections. »

Etre socialiste, n’est-ce pas vouloir une solidarité nationale ? Etre socialiste, n’est-ce pas commencer par s’appliquer à soi-même ce qu’on veut appliquer aux autres ?

 

Au delà de toute attaque personnelle envers le premier secrétaire fédéral, je relate ici des propos qui m'ont profondément choqué, et quelques questions qu'ils ont pu susciter chez moi. Je vous laisse seuls juges.

04 avril 2009

Petits règlements de compte entre (ex) amis ?

Ca fait très longtemps, trop longtemps que j’avais rien écrit ici, entre temps je suis devenu secrétaire de la section socialiste de Grabels. J’étais donc ce matin à un séminaire des secrétaires et trésoriers de section de l’Hérault.

Navarro et Mandroux se font les amis de Ségolène Royal.

Hélène Mandroux a ouvert le bal et a dans son discours fustigé ceux qui ne respectent pas les règles du parti et ne savant pas se rallier à la majorité. Un peu plus tard, Robert Navarro ceux qui vont crier dans la presse qu’ils ne sont pas d’accord avec les décisions collectives. On reconnaît ici parfaitement des attaques en règle en direction des Manuel Valls, Ségolène Royal et autres Vincent Peillon qui menaçaient de passer au dessus des règles collectives du parti et de saisir la justice. C’était là la partie amusante de la matinée !!

Andrieu loue Aubry pour dézinguer Navarro.

Le thème tournait sur les élections européennes et l’invité du jour, seul candidat régional en position éligible, Eric Andrieu, nous a présenté sa candidature d’une façon que j’ai trouvée, assez agréable et sincère. Elu à la région, il n’a pas une seule fois fait allusion au responsable du groupe socialiste Robert Navarro. Eric Andrieu a même fait mieux il a longtemps encensé Martine Aubry et le consensus qu’elle a réussi à faire en composant des listes respectant les territoires et les orientations politiques des candidats. Stigmatisant bien la façon dont Robert Navarro a unilatéralement fabriqué la liste socialiste pour les sénatoriales de l’automne dernier. Eric Andrieu a voulu montrer qu’au PS il était possible de se rassembler sur des critères justes.

29 décembre 2008

La gendarmerie respecte-t-elle ses missions?

Une des missions de la gendarmerie est la sécurité routière (Voir site internet de la gendarmerie), cependant celle là même refuse de fournir le moindre alcotest.

Pour le réveillon du 31 décembre, nous avons prévu avec quelques amis de faire une petite soirée qui risque d'être arrosée. Nous voulons néanmoins éviter tout risque que quelqu'un prenne le volant en ayant trop bu, nous avons donc cherché des alcotest (couremment appelés "ballon"). Les gendarmes étant adeptes du soufflage aux rond-points, c'est naturellement vers eux que nous nous sommes tournés, et là, quelle ne fut pas notre surprise quand ils ont refusé de nous donner le moindre alcotest!!!

Prévention ou répression?

Je me pose alors la question, la mission de la gendarmerie est-elle la sécurité routière, où est-elle de faire du fric? Visiblement c'est plus rentable d'être à un rond point et faire payer ceux qui conduisent en ayant trop bu que de leur fournir des alcotest afin qu'ils ne conduisent pas en ayant trop bu...

 

04 décembre 2008

Statu quo aux prud’hommes.

Le mercredi 3 décembre ont eu lieu les élections prudhommales, la CGT arrive en tête largement devant la CFDT et FO, viennent ensuite loin derrière encore la CFTC, la CFE-CGC, l’UNSA et Sud. Les listes marginales se partagent le dernier pourcent.

J’aurais voté CGT…

…si je n’avais pas été fonctionnaire.

J’aurais bien sûr voté pour la ligne pragmatico-réformiste que porte nationalement la CGT, elle qui sait user du rapport de force et signer les accords quand il le faut.

Après être passé quelques temps par le syndicalisme étudiant, où l’UNEF travaille à la réunification du mouvement étudiant malgré beaucoup de réactionnaires de tout bord, j’aurais voté pour le syndicat historique qui naquit au 19e siècle et qui a su évoluer pour rester encore aujourd’hui majoritaire. Je pense que le syndicalisme serait bien plus fort s’il n’était pas aussi divisé, le rassemblement n’est pas un fantasme, c’est une nécessité sociale.

Mes mauvaises expériences avec les autres syndicats n’y sont pas non plus pour rien.

La CFDT qui crache sur l’UNEF et qui a affaiblit le mouvement étudiant en créant un syndicat étudiant « coquille vide » dont les militants rémunérés pour la plupart n’ont qu’un seul objectif : être devant l’UNEF aux élections. N’oublions pas que c’est elle qui a signé seule les accords sur les retraites en 2003.

La droitisation de l’UNSA tant à Montpellier au conseil de l’UFR sciences dans lequel j’ai siégé 2 ans, où ils ont sacrifié notamment la compensation annuelle et certains rattrapages, qu’au niveau national avec le projet de fusion avec la CFE-CGC.

Sud, le syndicat qui mène au carton, le syndicat qui se veut à gauche, toujours à gauche, le plus à gauche, mais qui ne négocie jamais et qui a une approche beaucoup trop idéologique. Sud n’est de fait pas un syndicat refusant ainsi le dialogue social.

Bilan des courses.

La CGT reste en tête et progresse de 2%, la CFDT et FO baissent respectivement de 3 et 2%, la CFTC continue de baisser de 1%, la CFE-CGC et l’UNSA progresse de 1,2% chacune, Sud progresse de plus de 2% (en pourcentage c’est la meilleur progression vu que sud fait plus que doubler son score de 2005). La CFDT perd aussi sa première place dans l’encadrement au profit de la CFE-CGC.

Chez les employeurs, les listes de droite arrivent largement en tête avec plus de 70% des voix en forte baisse néanmoins, largement devant les patrons de l’économie sociale à 19%.

03 décembre 2008

Jacques Domergue est une feignasse.

Jaques Domergue vient de sortir le « livre noir des villes de gauche » (Je crois que c’est ça). Et bien entendu ça me fait beaucoup rire qu’il ose...

Monsieur 30%.

30%, ce n’est pas l’augmentation des impôts, c’est juste le score que la liste UMP qu’il a brillement conduit a réussi à faire aux dernières élections municipales à Montpellier, talonné de peu par les verts et la LCR.

Cet homme là est aussi le député miraculeusement élu de la 2e circonscription de l’Hérault en 2002 et qui s’est présenté dans la 1e circonscription de l’Hérault pour se faire réélire en 2007 au plus grand mépris de ses électeurs.

C’est donc très drôle que cet homme là ose venir donner des leçons. Lui qui a voté le CPE, les franchises médicales, le paquet fiscal, l’allongement de la durée de cotisation, la réforme constitutionnelle, et j’en passe…

Les impôts locaux ?

Je mets un point d’interrogation à ce paragraphe, car n’ayant pas lu ce torchon livre ce ne sont que suppositions. Cependant la vieille rengaine de la droite c’est de critiquer les augmentations des impôts locaux dans les collectivités de gauche.

La droite a mis l’Etat « en faillite » (F.Fillon) grace notamment au paquet fiscal et de fait diminue les dotations que l’état octroie aux collectivités territoriales. Cependant, il faut bien que les collectivités locales puissent fonctionner quand même et mener à bien la politique pour laquelle leurs élus ont été élus. La décentralisation sauvage de compétences de l’état vers les collectivité sans décentralisation de moyens oblige les collectivités locales à augmenter les impôts.

Un député qui a voté toutes ces lois et qui se permet de critiquer la gestion locale de ses prises de positions nationales n’est pas respectable tant il est irrespectueux du peuple de France.

Une feignasse…

Oui j’affirme ici que Jacques Domergue est une feignasse, pour la simple et bonne raison que s’il avait écrit le « livre noir des villes de droite » il aurait du écrire un livre bien plus conséquent.

Pour voir la différence de gestion d’une ville par la gauche et par la droite, l’Hérault est un très bon témoin, il suffit de se balader à Montpellier et à Béziers, vous verrez la différence…

25 novembre 2008

Le PS a la gueule de bois.

Je suis un peu amer aujourd’hui. Au lendemain du 2e tour du vote pour le premier secrétaire national du Parti Socialiste qui sonne la fin de son 75e congrès, tout un parti a la gueule de bois. Martine Aubry arrive en tête avec 42 voix d’avance sur plus de 100 000 votants soit environ 0,04%. Le constat est pour moi très clair, on est dans l’impasse.

Le camp Royal refuse de s’avouer vaincu en dénonçant des fraudes notamment dans les fédérations du Nord et de Seine-Maritime, paradoxe quand on sait que le camp Royal peut s’appuyer sur le soutien de sulfureuses fédérations du sud de la France.

L’illusion Royal.

Cette défaite est bien celle de Ségolène Royal qui n’a pas réussi à rejouer le coup médiatique de la désignation du candidat à la présidentielle, qui fait de la politique avec des métaphores, qui s’approprie Jaurès…

Cette défaite est celle d’une personnalité politique présente depuis plus de 25 ans mais qui essaye de faire croire qu’elle représente le renouvellement du Parti Socialiste. Mais cette défaite est bien celle d’une orientation vers un parti de supporters au détriment du parti politique. Cette défaite est celle du moins disant politique dans un parti dont la plupart des sections ne fait plus de politique et boit les parole d’un secrétaire de section, d’un baron local qui déclame sa ligne sans laisser la réflexion à chacun.

L’échec Aubry.

Malgré ses 42 voix d’avance, Martine Aubry est aussi une perdante de ce congrès, ce score plus que serré montre qu’elle n’a pas su représenter le renouvellement idéologique et qu’elle n’était en aucun cas le candidat idéal au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste.

Ce score serré n’est pas non plus annonciateurs de jours heureux à la tête du Parti Socialiste et je souhaite bien du courage à Martine Aubry pour conduire une politique ambitieuse et rassembleuse.

L’adieu au renouvellement.

Ce score montre que personne n’a incarné le renouvellement tant idéologique que générationnel lors de ce second tour. Ces deux candidatures quoi que chaque camp en dise sont dans la droite lignée des erreurs de la direction sortante et ne sont en ancun cas un signe de renouveau du Parti Socialiste, un signe d’espoir pour tous les militants, pour tous les français.

Nul n’ignore que j’ai soutenu Benoit Hamon, ce score me confirme donc que j’avais raison, c’est lui qui portait le seul projet novateur pour ce parti, qui représentait le renouvellement idéologique. C’est aussi le seul qui portait le renouvellement générationnel, l’espoir de voir un jour changer la sociologie de ce vieux parti.

Mélenchon se la joue perso.

Et si celui qui avait raison depuis le début c’était Mélenchon ? Ce parti ne changera peut-être jamais et il faudrait peut-être le quitter !! Malheureusement je pense que le comportement de Mélenchon d’annoncer son départ à la suite du vote des motions en plantant un couteau dans le dos d’un Hamon sur la pente ascendante a montré qu’il ne voulait pas rassembler la gauche du PS.

Mélenchon aurait voulu créer un parti en rassemblant l’ensemble de la gauche y compris la gauche du PS, il aurait préparé son départ avec les personnes concernées pour tenter de former une force politique d’opposition et de proposition claire, revendicative et surtout crédible. Il se la joue perso et non collectif…

Courage politique.

Si Martine Aubry arrive à être officiellement premier secrétaire du Parti Socialiste, elle aura besoin d’un sacré courage politique. La première chose qu’elle se doit de faire, c’est d’exclure Manuel Valls. Oui, il y en a marre de ce gars qui sert chaque semaine la soupe à Sarkozy, « pas de tabou sur l’allongement de la durée de cotisation », « le travail du dimanche est une bonne idée », …

Manuel Valls n’est pas socialiste, il n’est pas socialiste et quand je l’ai vu tout à l’heure au 13h de TF1 cracher sur le vote des militants socialistes il m’a encore plus persuadé. Celui qui criait haut et fort qu’il fallait respecter le vote des militants socialiste lorsque Ségolène Royal gagne le refuse lorsqu’elle perd. Il fait partie de ces hommes qui sont nuisibles au Parti Socialiste et qui tueront la gauche, j’en appelle solennellement à Sarkozy de prendre Manuel Valls au gouvernement.

26 octobre 2008

Quelle réforme de la formation des enseignants ?

Depuis quelques semaines, le gouvernement et son chef, Nicolas Sarkozy communiquent énormément sur la revalorisation du métier d’enseignant et sur la « réforme » des concours permettant d’y arriver. D’ores et déjà, plusieurs annoncent ont été faites, notamment la « masterisation » des formations d’enseignants, en repoussant les concours de recrutement à la fin d’un master 2. Selon les annonces, la formation des professeurs des écoles (PE) ne devrait pas être modifiée en profondeur (elle sera un peu occultée par la suite) mais celle des enseignants de collèges et lycées (PLC) et de lycées professionnels va être bouleversée.


Le système actuel.


Aujourd’hui, la formation des professeurs des écoles, collèges et lycées est dispensée par les IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres). Elle est découpée en deux ans après la licence.


La première année qui est la préparation au concours (CAPES, CAPLP, …) permet aux candidats d’obtenir un « bon » niveau disciplinaire afin de maîtriser leur discipline pour l’exercice de leur futur métier, très souvent dispensée par des universitaires. Cependant cette première année reste très éloignée des réalités du terrain, les formations didactiques, pédagogiques ou sur l’Ecole en général ne sont que trop peu présentes dans la formation car trop peu évaluées dans les concours. Le contact avec les élèves se limite en cette première année à un stage de pratique accompagnée dans la classe d’un professeur titulaire d’une durée d’une semaine en général.


La deuxième année, dont l’unique prérequis est le concours (CAPES, CAPLP, Agrégation, …) est organisée en deux parties, durant cette deuxième année, les titulaires des concours de l’enseignement ont le statut de fonctionnaire stagiaire et sont donc rémunérés en conséquence. La première partie de cette deuxième année est un stage en responsabilité, le jeune enseignant doit effectuer un service de 6 à 8 heures hebdomadaires dans un établissement, il est un d’enseignant à part entière mais est en étroite relation avec un tuteur. Il faut noter que le volume horaire en responsabilité a augmenté de 2h à la rentrée 2007 soit environ 33%. La deuxième partie de la formation se déroule dans les IUFM, on y retrouve une formation didactique, épistémologique et historique de la matière enseignée, on y retrouve aussi une formation didactique générale interdisciplinaire, une série de formations sur l’Education Nationale et son fonctionnement ; on retrouve surtout cette année là une formation d’ « apprentissage professionnel », qui essaie de se coller au plus près des problèmes rencontrés par les stagiaires au cours de leurs séances, de revenir sur ce qui a fonctionné ou non, … Il existe aussi un stage de pratique accompagnée cette année là, un peu plus long (36h réparties sur 2 mois environ). La deuxième année est l’occasion de suivre « ses » élèves pendant un an et de profiter de l’expérience d’autres enseignants.


Révolution pédagogique ?


Le nouveau système, qui rentrera en application dès la rentrée 2009, nous est présenté comme révolutionnaire pour la formation des enseignants. Les nouveaux concours pour les PLC, PE, PLP, CPE, (…) ne se dérouleront plus l’année après la licence, qui était jusqu’ici le seul prérequis pour pouvoir s’y inscrire mais l’année du M2 (Master 2, bac+5), le nouveau prérequis sera donc un M1 (bac+4), la réussite au concours étant elle même subordonnée à l’obtention du Master. Le statut de fonctionnaire stagiaire disparaîtrait, il ne serait donc plus question pour un étudiant dans l’année du bac+5 de prendre en charge des élèves.

reforme iufm.png


Ce système révolutionnaire, va permettre de former des enseignants qui, le jour de leur première rentrée, n’auront non seulement jamais eu la responsabilité d’élèves mais ils n’auront pas non plus l’accompagnement théorique nécessaire lors des premières années de pratique.
C’est cependant une révolution économique, les actuels fonctionnaires stagiaires touchent un salaire que ne toucheront plus les futurs M2. L’Etat va donc économiser 1350€*12mois*24000stagiaires soit environ 400 millions d’euros. Une fois de plus, notre gouvernement ne fait pas le choix de la révolution pédagogique mais fait bien le choix du moindre coût.


Des pistes à explorer, des propositions que nous faisons.


Cette réforme qui est loin d’être idéale pose tout de même des questions fondamentales sur l’avenir de la formation des enseignants.
La première est celle de l’agrégation, l’agrégation est un concours de l’enseignement qui n’est accessible qu’avec un bac+4, c’est un concours qui forme une catégorie de « super-profs », dont le salaire est supérieur à celui d’un certifié (ayant obtenu le CAPES), alors que le volume horaire est près de 20% inférieur (15h contre 18h), une sorte de « travailler moins pour gagner plus ». Dans le nouveau système, avec le CAPES à bac+5, l’agrégation n’aurait plus lieu d’être. La proposition que nous faisons est donc de supprimer l’agrégation, concours dont les lauréats suivent exactement la même formation professionnelle que les lauréats des autres concours.
La deuxième idée lancée par cette réforme est celle de la revalorisation du métier d’enseignant par la « masterisation » de sa formation. Actuellement, comme on peut le voir sur le schéma ci-dessus, la formation dure déjà 5 ans, depuis l’an dernier les IUFM sont intégrés aux universités, ils ont donc la capacité de délivrer des masters. Nous proposons donc que la formation des enseignants soit « masterisée », mais pas n’importe comment :


- Par la création d’un master professionnel « Métiers de l’éducation », le master professionnel généraliste sera basé d’abord sur la formation de l’enseignant et non prioritairement sur la formation d’un enseignant de telle ou telle discipline. Les candidats aux concours ont précédemment obtenu une licence, preuve qu’ils ont déjà acquis un niveau disciplinaire non négligeable au vu de la méconnaissance générale de l’Education Nationale et des techniques d’enseignement.


- La première année serait à dominante disciplinaire, dans laquelle serait intégrée dans une plus grande proportion qu’actuellement : des formations didactiques, sur le métier d’enseignant, des stages d’observations plus fréquents, … L’accès à la deuxième année se ferait par l’obtention du concours.


- La deuxième année serait conçue autour de trois objectifs, le premier un stage en responsabilité dans un établissement ne dépassant pas 6h hebdomadaire (le stage doit rester une formation et non une variable d’ajustement pour compenser les suppressions de postes), l’étudiant aurait le double statut étudiant/fonctionnaire stagiaire et la rémunération qui lui est due. Le deuxième serait un cycle de formations dispensé par des enseignants à la connaissance du terrain vérifiée. Ces formations doivent être disciplinaires, transversales, didactiques, historiques, (…) mais surtout elles doivent être efficaces. Le reproche qui est souvent fait aux IUFM est le manque de connaissance de la réalité des choses par les formateurs, les formateurs qui enseignent dans les écoles, collèges ou lycées seront les « meilleurs », les plus à même à comprendre la réalité de ce que peuvent vivre les jeunes enseignants. Le troisième point de cette formation serait la réalisation d’un mémoire professionnel, permettant d’avoir un recul, un esprit critique sur sa pratique du métier d’enseignant. L’enseignant serait titularisé à l’issue de la validation de son master 2.


- La formation des enseignants étant un sujet sérieux, ce sont eux qui forment les sociétés de demain, le futur Master « Métiers de l’éducation » doit être cadré nationalement avec un socle d’exigences bien défini. Le métier d’enseignant ne possède pas de spécificités locales, tout enseignant peut dans sa carrière enseigner n’importe où, le cadrage national sera le gage d’une uniformité des formations sur le territoire afin d’éviter les disparités locales pouvant être liées au financement ou au bon vouloir de présidents d’Université localement.


- La « mastérisation » de la formation des enseignants devra s’accompagner, pour les lauréats du concours, de la rémunération que ceux-ci méritent après obtention d’un bac+5. Aujourd’hui encore les enseignants sont les cadres de la fonction publique les moins bien payés, avec la dégradation des conditions d’enseignement (dégradations matérielles, augmentation du nombre d’élèves par classe, augmentation du volume horaire avec l’envolée des heures supplémentaires, …), cette situation ne peut plus être tolérée dans un pays qui respecte ses formateurs et ses générations futures.

21 septembre 2008

Le prix de la division...

Voici les résultats officiels des élections sénatoriales dans l'Hérault publiées sur le site officiel du ministère de l'intérieur.

La liste de droite arrive en tête, suivi de deux listes "socialistes"... mais aussi 3 autres listes de gauche

Bilan 2 élus de droite et deux élus de gauche.

Hypothèse: une seule liste d'UNION de la gauche regroupant PS, PC, verts, PRG, MRC, elle aurait pu regrouper 97+597+181+42+440=1357 voix

Face aux 646 vois de l'UMP, ça aurait fait 3 élus de gauche contre 1 de droite.

 

CQFD

 

Liste conduite par Voix % Exprimés Sièges gagnés
M. Jean-Louis BOUSQUET (LCOM) 97 4,74
M. Robert TROPEANO (LDVG) 597 29,15 1
M. Gérard DELFAU (LDVG) 181 8,84
M. Ferdinand JAOUL (LAUT) 31 1,51
Mme Nicole MOSCHETTI-STAMM (LVEC) 42 2,05
M. Raymond COUDERC (LMAJ) 646 31,54 2
M. Robert NAVARRO (LSOC) 440 21,48 1
M. Alain JAMET (LFN) 14 0,68

14 août 2008

100 balles et un mars

500€ la claque ...

Il y a quelques temps, un prof giflait un élève qui l'avait traité de "connard" en plein cours. Le père, gendarme, de l'enfant a bien évidemment porté plainte face à ce "déferlement de violence". Le jugement vient d'être rendu, le prof en question est condamné à une amende de 500€.

Insulte ton prof il paiera 500€.

Je trouve pour ma part cette décision totalement scandaleuse, le geste du prof a beau être répréhensible (un prof ne doit pas frapper un élève), cette décision légitime l'insulte proférée par l'élève. Après l'incitation du site note2be à noter les profs, cette décision incite désormais les élèves à insulter leurs profs.

Tristesse et espoir…

Il faut aussi souligner deux-trois points, tout d'abord l'attitude du père de l'enfant qui ose porter plainte alors que son fils traite son prof de "connard". Ce monsieur qui fait partie des forces de l’ordre, qui est censé éduquer les français à se respecter les uns les autres n’est pas capable d’enseigner des préceptes élémentaires de respect d’autrui à son fils. Que se serait-il passé si ce monsieur avait traité de « connard » un colonel ou un général ? Cette affaire montre l’irrespect général envers les profs.

La seule bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que l’enfant n’est pas retourné au collège, l’ensemble du collège, élèves, profs, parents d’élèves, … ont pris position contre cette attitude inqualifiable d’un fils et de son père complice. Ces attitudes montrent finalement que rien n’est perdu…

Ce qui devait arriver, arriva…

Un gendarme est un fonctionnaire comme un prof, lorsqu’un prof se fait insulter et met une claque il est condamné, que se passe-t-il si un gendarme se fait insulter dans la rue ? On voit ici la distinction faîte entre les fonctionnaires…

Depuis plusieurs années déjà, la condition des enseignants se dégrade, le métier est dénigré par nos dirigeants qui diminuent les salaires des profs, par les médias et nos dirigeants qui donnent une image de fainéants des profs toujours en grève alors qu’ils ne font que 18h par semaine et ont 2 mois de vacances l’été, quand on dit qu’il y a trop de profs qui ne servent à rien et donc on supprime des postes… Alors oui quand on donne des images dégradantes, les personnes faibles et ignorantes viennent à croire que les profs ne sont pas respectables. Depuis des années on crée les conditions pour que de telles situations arrivent.

Toujours la prévention…

Donnons à l’Education Nationale les moyens de prévenir ce genre de situations, en créant des postes d’assistants d’éducation, des postes d’enseignants, d’assistantes sociales, de conseillers principaux d’éducations, de conseillers d’orientation psychologues… Il faut aussi que les fédérations de parents d’élèves fassent aussi ce travail, un parent ne peut pas avoir de telles attitudes. Malheureusement, l’attitude de notre gouvernement ne va pas en ce sens. Les profs sont là pour aider les élèves dans leur développement, pas pour se faire insulter, personne ne mérite de se faire insulter de la sorte.

Seul un effort collectif de l’ensemble de la communauté éducative (à l’école et hors de l’école) ainsi que de nos dirigeants permettrait d’enrayer cette escalade.

Racistes, xénophobes, antisémites, bienvenue en France

Les faits.

Lors de la finale de la coupe de la ligue de football, au printemps dernier, entre le Paris St Germain (PSG) et Lens une banderole de près de 30 mètres avait été brandie par des supporters du PSG à l'encontre des ch'tis (Grosso Modo les habitants du nord) portant l'inscription "Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch'tis". Suite à cette affaire, les instances du football français avait décidé d'exclure pour un an le PSG de la coupe de la Ligue, mais aujourd'hui, le tribunal administratif de Paris a décidé de suspendre cette exclusion temporaire et de réintégrer le PSG.

Récidive.

Anti PSG.JPGCette décision de justice montre l'état de notre France, on peut stigmatiser toute une population sans donc avoir la moindre sanction. Rappelons que le PSG est le club dont on a du fermer une tribune pendant un mois à cause de groupes de supporters d'extreme droite. C'est aussi le club qui casse du supporter adverse sur les aires d'autoroute lors des déplacements, c'est aussi le club des supporters qui ont essayé de forcer l'entrée du stade Geoffroy Guichard de St Etienne, obligeant les forces de l'ordre à intervenir et à gazer tout un stade !!!

Le gouvernement complice.

Il faudra bien un jour que notre pays joue franc jeu face au racisme, à l'antisémitisme, à la xénéophobie et à toutes les discriminations. Malheureusement l'attitude de notre gouvernement sur ce thème ne pousse pas à l'optimisme, lorsqu'on prèfère expulser des étrangers sur des critaires statistiques et non humains, on pousse à ces actes, on en devient complice.

30 juin 2008

Reconquêtes

logo.gif
"L'objectif n'est pas d'être à l'aile gauche du parti socialiste, l'objectif c'est que le parti socialiste reste un parti de gauche"
B. Hamon
 
 
 

24 juin 2008

C'est pire que ce que je pensais...

L'humanité peut se vendre, l'inhumanité peut donc rapporter !!!

 Dernière mesure inhumaine se mettant en place est le déremboursement des médicaments (de 100 à 35%) pour des malades souffrant d'affection de longue durée (ALD). Une fois de plus, les plus faibles vont faire les frais du profit des plus forts.

 En passant de 100 à 35% le remboursement de ces médicaments, le chois est fait de les faire passer dans la catégorie des "médicaments de conforts".

Est-ce un médicament de confort qui permet de soigner le diabete?

Est-ce un médicament de confort qui permet de soigner un cancer?

Est-ce un médicament de confort qui permet de ne pas mourir tout de suite du SIDA?

 Dans la période actuelle, l'ignominie n'a plus de limites, ces personnes sont déja les victimes du libéralisme, ce sont elles qui payent le plus de franchises médicales et aujourd'hui on ne leur rembourse plus les médicaments...

 La France ne soigne plus ses malades, la France est un pays en regression sociale qui finira par devenir irréversible. La seule bonne nouvelle là dedans c'est que l'espérance de vie ne va plus augmenter et que la durée de cotisation devrait baisser, l'argument n'est cependant pas avancé.

Le trou de la sécu est un fantasme libéral. 

 J'ai cru entendre ce matin sur RMC que le "déficit" de l'assurance maladie était de 6 G€ cette année (Merci de rectifier en commentaire si je me trompe), ce qui est considérable!!! J'ai cependant entendu, toujours ce matin, toujours sur RMC, M. Frédéric Van Roekeghem, directeur de l'Assurance Maladie dire que l'Etat doit de l'argent à la sécurité sociale. C'est bien là que le bât blesse.

 L'assurance maladie est financée par les cotisations sociales payées par les particuliers et par les entreprises. Cependant, chaque année, l'état exonère les entreprises de 24G€ de cotisations sociales (qui sont abusivements nommées "charges patronales"). En exonérant les entreprises de cotisations sociales, l'Etat s'engage donc à compenser ce que les organismes ne perçoivent pas (Assurance maladie, assurance chômage, retraites, ...), l'Etat ne remplit malheureusement pas sa mission.

 Je ne peux pas m'empêcher de faire un petit calcul très parlant.

24G€/6G€=4    L'état peut donc combler 4 fois le "trou de la sécu" chaque année !! CQFD

 Pour terminer, je propose de supprimer une bonne partie des exonérations de cotisations sociales, pour remettre les systèmes de protection sociale (qui ne sont en aucun cas déficitaires) à l'équilibre. 

 Un système de protection sociale qui ne laisse personne sur le carreau, qui est humain, qui est le même pour tout le monde, qu'on soit jeune, vieux, pauvre, riche, malade ou pas est le signe d'un pays moderne et tourné vers l'avenir. La France a pris un virage conservateur et rétrograde ces 6 dernières années, il faudra changer ça au plus vite.

17 juin 2008

Robert Navarro, un socialiste en péril

main_logo_329x101.gifCAROLE RAP (à Montpellier)
 
QUOTIDIEN : mardi 17 juin 2008
 

Qui veut la place du patron de la fédération socialiste de l’Hérault ? La guerre est ouverte pour renverser Robert Navarro, qui tient sa fédé d’une main de fer depuis 1990. L’attaque contre le député européen vise sa candidature aux sénatoriales de septembre. Une liste dissidente, menée par le sénateur Robert Tropéano, s’est montée contre la sienne et elle demande au conseil national du PS de trancher. Derrière Navarro, c’est aussi Georges Frêche qui est visé. L’exclu du PS, invité à toutes les réunions clés du parti, avait été désigné par les militants pour mener la liste aux sénatoriales, avant de laisser la place à Navarro, son fidèle homme de main.

08 juin 2008

Tulle, 64 ans après, une ville toujours meurtrie.

9 juin 1944tulle.jpg

 Le 9 juin 1944, une division SS remontant vers les plages du débarquement a fait escale dans la ville de Tulle. En guise de représailles, les "allemands" ont arrêté 99 civils, que des hommes, en pleine force de l'âge de 17 à 42 ans. Ils furent pendus aux balcons de la ville, devant les habitants, devant leurs familles. Cette tragédie a touché nombre de familles, nombre d'amis et cette journée reste encore dans les mémoires des habitants de l'époque.

 Ce même jour, ~ 150 autres civils ont été déportés, plus d'une centaine ne reviendront jamais...

Une tragédie qui marque.

 Cette tragédie est encore bien ancrée dans les mémoires, le murmure sourd de ce massacre a fait le tour de la ville en quelques instants, tous les "anciens" se rappellent de ce jour. Aujourd'hui le devoir de mémoire s'impose.

logo-TULLE-quadri.jpg Natif de Tulle, je ne peux pas oublier les témoignages de membres de ma famille qui étaient à Tulle en ce jour et s'en rappellent encore aujourd'hui. Je n'ai pas connu cette époque mais quelques larmes qui me mouillent les yeux, aurais-je fait parti des pendus? des déportés? L'émotion et le souvenir ne doivent pas être oubliés et c'est désormais à Bernard Combes, nouveau maire de Tulle de continuer à faire vivre ce souvenir, aux instituteurs d'impliquer les élèves pour que les nouvelles générations n'oublient pas et fassent perdurer ce souvenir.

10 juin 1944 

 Pour ne pas faire les choses à moitié, la même division SS a récidivé le lendemain à Oradour sur Glane, le village a totalement été détruit, les habitants ont été brulés vifs enfermés dans l'église du village.

 

Nous ne devons jamais revivre ça, personne ne doit revivre ça, n'oublions pas l'histoire.

L'histoire nous apprend beaucoup de choses, connaissons l'histoire pour en apprendre ses enseignements.

03 juin 2008

24 ans, jeune prof, jeune élu.

Jeune prof de 24 ans, stagiaire en Physique-Chimie dans un collège de l’Hérault, j’ai aussi été élu conseiller municipal de la commune de Grabels, (Commune de 6000 habitants, limitrophe au nord ouest de Montpellier) le 16 mars dernier. Durant ce même mois de mars, l’Education Nationale m’a annoncé ma mutation dans l’académie de Versailles rendant plus que difficile l’exercice conjoint de mon emploi et de mon mandat électif. Afin de pouvoir les mener de front, j’ai demandé à M. Darcos, Ministre de l’Education Nationale une mise à disposition provisoire auprès du recteur de l’académie de Montpellier pour la rentrée prochaine, ce qui vient de m’être refusé.

Les mutations, un piège pour les nouveaux enseignants.

L’année de stage est la première année dans l’Education Nationale pour les néo-fonctionnaires, elle est aussi l’occasion d’apprendre beaucoup sur la complexité des systèmes qui régissent cette administration. Chaque fonctionnaire stagiaire est obligé de participer au mouvement inter-académique de mutation.

Les mutations sont basées sur un système de points qui prend en compte l’ancienneté, l’échelon, les mariages/PACS, … Un jeune enseignant non marié ou pacsé, sans enfants, (…) avec le minimum de points a toutes les chances d’être muté dans les académies de la banlieue parisienne. Il existe cependant un bonus pour les sortants de l’IUFM, à première vue bonne nouvelle pour les jeunes enseignants, mais le système n’est pas si simple, ce bonus est utilisable une seule fois au cours des trois premières années d’exercice, c’est un vrai piège, l’utiliser dès le début est jeu de loterie.

Cinq mois de délai, la lenteur de la machine administrative.

Au delà de la complexité de ce système de mutations, le plus difficile à gérer et le délai. Dans l’Education Nationale, les vœux pour le mouvement inter-académique se font au mois de novembre, seulement deux mois après la rentrée, seulement deux mois après une rentrée agitée pour les débutants que nous sommes. En faisant un calcul simple, il faut attendre cinq mois après les vœux pour connaître son affectation, délai bien plus long qu’une campagne électorale.

Les élections municipales, la démocratie au plus près des citoyens.

« La commune est le berceau de la république car c'est le lieu où s'exprime le mieux la volonté du peuple souverain »

A elle seule, cette phrase reprise par René Revol, maire de Grabels, lors de son discours d’investiture résume bien ce qu’est l’élection municipale. L’élection dans la commune, plus petite collectivité territoriale et le premier espace de démocratie pour les citoyens, pour un problème, les habitants ne vont pas à l’Elysée ou à Matignon, mais à la mairie. Les citoyens portent à la mairie des personnes dans lesquelles ils ont confiance, dans lesquelles ils se reconnaissent, dans lesquels ils croient pour améliorer leur vie quotidienne. C’est tout cela, la démocratie communale, alors Monsieur le ministre ne m’empêchez pas d’accomplir la tâche que m’ont confié les grabellois, ne m’obligez pas à trahir la confiance qu’ils ont placé en notre équipe, vous avez ce pouvoir.

Monsieur le ministre, vous avez été élu municipal, vous l’êtes toujours, songez à votre réaction si vous étiez à ma place, qu’on vous empêchait de mener votre mandat à son terme.

Les jeunes engagés, une espèce en voie de disparition.

A 24 ans, je suis le plus jeune conseiller municipal de Grabels, et au delà je représente une génération, une génération qui si elle n’est pas considérée à sa juste valeur, rejette tout engagement et cède trop souvent au corporatisme. Je représente une génération née avec le 21 avril 2002, une génération avide de démocratie et de justice sociale, une génération ignorée qui a pourtant envie de croire en un futur meilleur. Monsieur le ministre, je représente bien plus qu’un simple conseiller municipal, je représente cette jeunesse qu’on ne laisse pas mener à bien ses projets, je représente cette jeunesse qui croit encore en la République, qui croit encore au respect du peuple souverain, qui croit encore au respect de la démocratie.

Un engagement socialiste ?

Six ans après l’élection présidentielle qui a vu la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour, mon engagement à gauche, profondément socialiste, n’a jamais été remis en cause. Je ne partage pas la même vision de la société que vous, je ne partage pas les mêmes convictions que vous, je ne partage pas les mêmes valeurs que vous, mais s’il y a quelque chose que nous avons en commun, c’est le respect de la démocratie, de la République. Même si nous ne sommes pas aujourd’hui du même bord politique, vous avez été élu par le suffrage universel, j’ai été élu par le suffrage universel et la décision que vous allez prendre montrera le cas que vous faîtes de la parole des urnes, de l’expression du peuple souverain.

La démocratie en sortirait grandie

Monsieur le ministre, loin de moi l’idée de me soustraire aux règles communes, je souhaite juste pouvoir exercer à la fois mon métier d’enseignant et assumer le mandat que m’a confié le suffrage universel. Votre décision sera le témoin que le respect de la démocratie et du peuple sont plus importants à vos yeux qu’une simple décision administrative. Vous avez le pouvoir de me permettre de faire mon métier tout en exerçant, à proximité, les responsabilités que m’ont confié les citoyens, usez-en afin de redonner à la démocratie ses lettres de noblesse.

Clément Vernédal